5ème Kumitachi

Uchi tachi : sabre qui attaque.
Uke tachi : sabre qui reçoit.


ken no kamae position hanmi


Uke tachi : Ouvrir la garde vers sa droite


Uchi tachi : Shomen uchi pied droit devant
Uke tachi : Yokomen…


Uke tachi : …uchi pied gauche devant


Uchi tachi : évitement in extremis pied gauche devant


Uchi tachi : Yokomen…


Uchi tachi : …uchi pied droit devant


Uke tachi : Reculer en montant le ken et…


Uke tachi : …contrôler en hanmi pied droit devant


Uke tachi : Tsuki pied droit devant


Uchi tachi : Monter le ken devant le visage pour dévier le tsuki


Uchi tachi : Yokomen…


Uchi tachi : … uchi gedan en tournant de 90° au minimum pied gauche devant


Uke tachi : Monter le ken en pivotant et…


Uke tachi : …yokomen uchi en reculant


Uchi tachi : Yokomen…


Uchi tachi : …uchi pied droit devant


Uke tachi : Reculer en montant le ken de hanmi gauche en…


Uke tachi : …hito e mi droit Couper Men Mouvement décisif

Commentaires

Pardon mais il me semble qu’il y a une erreur sur la photo numéro 9.
En effet, il est dit UKE TACHI TSUKI PIED DROIT DEVANT.
Dans le livre de Me SAITO, TRADITIONNAL AIKIDO volume 2 publié par la Minato Research dans les années 1970, il est dit qu’il faut monter le ken du partenaire dans l’idée de venir saisir entre ses deux mains.
c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est possible d’appliquer une variante (démontrée en page 74 dudit livre) sur la base de koshi nage.

En plus, compte tenu de la proximité des partenaires sur cette photo, le tsuki terminerait l’enchainement.
Enfin, il me semble que le hanmi des deux pratiquants n’est pas correct, or je me souviens encore des "DAME" de SAITO senseï dans ces situations là !

Ceci dit, "la critique est facile, l’art est difficile" ; merci en tout cas de nous proposer ces séquences techniques très intéressantes et ouverte à la discussion.

Tom

Bonjour Tom.

Je réponds au post du 05 juillet à propos du cinquième kumitachi.
« Compte tenu de la proximité des partenaires sur cette photo, le tsuki terminerait l’enchaînement. » Remarque pertinente. Uchi tachi qui est ici dominé par la frappe shomen d’uke tachi est en effet beaucoup trop près pour avoir le temps de se déplacer. C’est pourquoi la seule manière qu’il ait d’éviter, in extremis, d’être transpercé est de dévier avec puissance le tsuki d’uke tachi. En montant brusquement son sabre devant lui, il dévie le tsuki vers le haut et la gauche. Dans l’élan de son tsuki, le sabre d’uke tachi glisse alors jusqu’au mariage des tsuba.
A partir de là, toutes les variations que vous connaissez deviennent effectivement possibles (tachi dori, koshi nage…).

On est bien arrivé au même point Tom, mais pas par le même chemin. La vérité est que le tsuki est trop dangereux pour être pratiqué dans cette situation à l’entraînement. Une fois sur deux ou trois, uchi tachi risque de recevoir la pointe du sabre adverse dans l’œil. Maître Saito qui était extrêmement attentif à ce que la pratique se déroule sans risques inutiles a donc décidé d’abandonner la notion de tsuki à l’entraînement, transformant ainsi ce mouvement en une montée simultanée des deux sabres.

Le mouvement authentique est celui qui est démontré sur les cahiers techniques. A connaître donc. A essayer éventuellement avec une extrême prudence, un parfait contrôle, et surtout pas avec des ken pointus qui doivent être bannis de l’entraînement d’une manière générale. La méthode de maître Saito reste de loin la plus sûre. C’est pourquoi il ne donnait pas volontiers cette explication sur le tsuki.

Philippe Voarino

Je vous remercie de cette précision que j’ignorais et je vais tester cette version au dojo.

Cependant, vous dites que c’est uchi tachi qui dans cette hypothèse lève le ken et donc devrait pouvoir saisir entre les mains de uke tachi et ainsi faire un henka.

C’est de ce point de vue là que je m’interroge ; n’y-a-t-il pas inversion des rôles ? (par rapport au kumi tachi de base et toujours en référence à l’ouvrage cité précédemment). Ou alors on entre dans le domaine des kaeshi waza et là c’est un tout autre débat.

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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