Aiki ken #13 –  Ken awase (hidari)

Aujourd’hui hidari awase n’est plus pratiqué comme cela.
Comment est-il donc enseigné désormais ?
C’est très simple : supprimez les photos 4 et 5 :

La connaissance du temps de la frappe (4-5) qui manque, a été perdue après O Sensei, ce temps a été décalé sur le temps suivant (6). Et nous butons une nouvelle fois sur le problème déjà relevé pour hidari awase au jo, dans Aiki jo #1 : dans un tel cas, la frappe ne s’effectue plus grâce à la rotation des hanches, mais par le seul effacement de la hanche droite vers l’arrière. Or cet effacement est incapable de délivrer une puissance quelconque.

Le temps 6 n’est pas celui de la frappe car à ce moment la frappe est déjà terminée, le temps 6 est celui du retour à la position hanmi (hidari hanmi ici) :

Tout ce qui a été écrit dans Aiki ken #12 pourrait être écrit de nouveau ici, et nous invitons donc le lecteur à se reporter à ce dossier.

Les déplacements de hidari awase et migi awase au ken sont en effet analogues.
Attention cependant, ils ne peuvent pas être symétriques puisque le départ est le même dans les deux cas, la garde seigan, c'est-à-dire migi hanmi :

  • Alors que migi awase est une sortie à droite avec la jambe avant (droite), hidari awase est une sortie à gauche avec la jambe arrière (gauche).
  • Alors que migi awase part de migi hanmi pour finir en migi hanmi, hidari awase part de migi hanmi pour finir en hidari hanmi.

  • Migi awase : la hanche directrice de la coupe est la hanche droite, la poussée part de la jambe droite.
  • Hidari awase : la hanche directrice de la coupe est la hanche gauche, la poussée part de la jambe gauche.

Cette symétrie se comprend bien puisque la rotation des hanches est inversée dans les deux attaques.

Nous avons déjà vu pourquoi c’est la hanche arrière qui est directrice dans les deux cas, et nous renvoyons une fois encore à Aiki ken #11, dossier fondamental pour comprendre le rôle d’irimi-tenkan dans l’inversion des hanches.

Notons encore, sur les photos comparées ci-dessous, l’identité du déplacement entre ken hidari awase et jo hidari awase (cf. Jo awase #1), à partir du temps de la frappe. Cet élément doit également être pris en compte dans le cadre d’une bonne compréhension de la notion de riai :

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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