Aiki ken #8 – L’irimi d’O Sensei – 1ère Partie

Le dossier technique qui commence ici est sans aucun doute le plus difficile que j’aie jamais entrepris. J’aurai besoin de plusieurs parties pour le mener à bien.

C’est aussi le plus contestable d’un certain point de vue, plus contestable encore que la série sur la « Méthode Saito ». Toute vérité n’est pas bonne à dire, et certaines raisons pourraient à bon droit me retenir d’écrire.

Mettre en pleine lumière, expliquer le déplacement authentique d’O Sensei, et montrer que sa technique d’irimi n’a rien à voir avec ce qui est pratiqué dans les différents courants de l’Aikido moderne, c’est en effet livrer une information extrêmement perturbante à des pratiquants dont très peu sont préparés à la recevoir. Une telle information a de fortes chances de s’avérer inutile dans le meilleur des cas – rangée dans un de ces tiroirs de la mémoire que l’on n’ouvre plus jamais – et dangereuse dans le pire, dans la mesure où elle peut déstabiliser complètement une pratique qui ne reposerait pas sur des bases techniques suffisamment solides.

D’un autre point de vue, la question suivante se pose : à quoi sert de consacrer sa vie à acquérir des compétences dans une forme conventionnelle d’étude de l’Aikido qui est sur bien des points en opposition avec la réalité du travail d’O Sensei, si c’est pour ne jamais quitter le cadre artificiel créé ainsi pour des raisons pédagogiques ? A quoi sert de saluer chaque jour le portrait du Fondateur au kamiza, si c’est pour faire une vie durant autre chose que ce qu’il faisait lui-même ?

Ceci est dit sans que soit bien-sûr en cause la sincérité des uns et des autres dans un phénomène qui dépasse largement l’échelle des individus. Je n’accorde toutefois pas le bénéfice de cette sincérité à tous ceux qui ont cessé de se référer à O Sensei en faisant semblant de croire qu’ils ont amélioré son Aikido… et cette paranoïa est plus répandue qu’on ne pourrait l’imaginer.

J’ajouterai la réflexion suivante : O Sensei a tiré l’Aikido de l’oubli où il se trouvait, il a exhumé une connaissance perdue aussi vieille que l’humanité, mais ce trésor est fragile, et il n’est pas dit qu’on ne puisse pas le perdre une nouvelle fois. Tout laisse penser au contraire que la transformation moderne de l’Aikido en « budo sportif » – formule de Sadateru Arikawa – est le début du processus de dégradation et d’oubli.

Alors se pose le problème de la responsabilité de celui qui voit ce processus et qui en perçoit l’origine. Doit-il se taire et regarder avec fatalisme les merveilles de l’Aikido retourner au néant dont O Sensei les avait sorties ? Ce n’est pas le choix que je fais, car il me semble qu’O Sensei avait lui-même choisi de faire connaître au monde la vérité à laquelle il était parvenu. Et je pense comme lui que ces choses ne doivent plus rester cachées désormais,

Car il n'est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour. — Marc, 4, 22

Tout commence par une photo. Cette photo que mon ami Jacques Dupouey m’avait offerte à la fin des années 1980, à l’époque où, jeune professeur, je venais d’ouvrir mon premier dojo d’Aikido :

Gaeshi tsuki par le Fondateur de l’Aikido contre Morihiro Saito, dans le dojo d’Iwama. Quel symbole magnifique pour moi qui rentrais justement d’Iwama où maître Saito avait fait tomber les unes après les autres les certitudes que j’avais accumulées sur l’Aikido pendant les dix années précédentes. Merci encore Jacques pour cette photo, c’était une belle attention. J’ignore d’où tu la tenais, mais ce que j’ignorais encore bien davantage à l’époque, c’est jusqu’où elle allait me conduire, et jusqu’où elle allait conduire tous ceux qui accepteront de prendre en compte ce que je vais essayer maintenant d’expliquer.

Des années durant, cette photo fut à la place d’honneur, dans un cadre, au kamiza des dojos successifs où j’ai enseigné. Je me souviens du sourire amusé de maître Saito quand il l’avait découverte dans mon dojo d’Antibes en 1989 : « furui shashin » avait-il dit alors. Oui vieille photo, photo que je ne peux même plus enlever de son sous-verre aujourd’hui, parce qu’elle a pris la pluie des années plus tard dans un dojo de Bruxelles dont le toit fuyait.
Mais photo problématique aussi.

Autant j’étais heureux en effet du témoignage qu’elle m’apportait, autant j’étais malheureux de voir la position des pieds d’O Sensei. Cette position était pour moi invraisemblable, iconoclaste, elle ne correspondait à rien de tout ce que j’avais appris à Iwama : les pieds en canard, tournés à l’opposé de l’action, aucun hanmi ou hito e mi reconnaissable. Je ne parvenais pas à l’expliquer. Je la comprenais autant qu’on comprend un point d’interrogation. Et je finis donc par faire ce que l’on fait généralement dans un tel cas : je résolus le problème en cessant d’y penser. Je conservai la photo au kamiza, mais je cessai de regarder l’incroyable position de pieds d’O Sensei, qui ne me laissait aucun espoir d’interprétation. Le temps n’était pas encore venu de comprendre.

On peut apercevoir cette photo d’O Sensei et de Saito à l’arrière plan de la photo ci-dessous – qui est aussi aujourd’hui une vieille photo – où j’attaque Morihiro Saito avec shomen uchikomi. Elle se trouve exactement au milieu, entre maître Saito et moi, comme un trait d’union ou comme une différence, comme un symbole en tout cas que je reconnais aujourd’hui pour tel :

J’ai toujours aimé cette photo, prise par Francis Droitcourt en 1989. Elle me semblait comparable à la fameuse photo du tachi dori d’O Sensei avec Tamura à Hawaï :

Comparable, c’est le mot. Pas identique… bien que pendant longtemps je n’ai pas vu en quoi ces deux photos étaient fondamentalement différentes. On est aveugle à la réalité, on ne voit jamais que ce que le niveau atteint par notre compréhension nous autorise à voir à un moment donné.

Ce n’est pas le fait que l’une soit à droite et l’autre à gauche qui fait la différence bien-sûr. Ce n’est pas non plus le timing puisque nous sommes à l’évidence dans le même moment de l’attaque et de la technique :

Non, ce qui fait la différence, c’est le fait que sur ces deux photos, c’est à chaque fois la jambe gauche de tori qui se trouve devant, alors justement que dans un cas tori sort à droite et que dans l’autre cas il sort à gauche. Les positions de jambes devraient donc normalement être inversées.

Anecdote ou premier indice dans notre jeu de piste sur le déplacement authentique du Fondateur ?

Que de temps il m’aura fallu pour voir cela ! Je veux dire que de temps il m’aura fallu pour le voir vraiment, c’est à dire pour en tirer un enseignement ! Nous allons découvrir en effet que la position d’O Sensei dans cette entrée sur uchikomi est en étroit rapport avec sa position au jo, avec ce gaeshi tsuki contre Saito qui est resté si longtemps pour moi un mystère. Et à partir de là nous allons remonter le fil rouge qui nous mènera à la compréhension de l’irimi de Morihei Ueshiba. Car une chose essentielle ne doit jamais être perdue de vue : au bout du compte, l’irimi d’O Sensei est le seul qui puisse et qui doive faire autorité, au-delà de toutes les méthodes qui ont vu le jour après la mort du Fondateur, des plus sérieuses et des plus proches de son enseignement, aux plus fantaisistes et aux plus éloignées.

Ueshiba a mené l’Aikido là où personne d’autre ne l’a mené, et sur un chemin où personne peut-être ne l’a suivi vraiment, et nous avons déjà cité cette phrase terrible du Fondateur :

Si personne ne me fait l’honneur de se tourner vers moi, je n’aurai pas de compagnon. — Morihei Ueshiba, Takemusu Aiki, vol. III, p 54, Editions Cénacle de France

Nous allons faire notre possible pour qu’O Sensei ne reste pas sans compagnon. Et c’est nous en vérité qui serons honorés d’avoir été mis en position d’accomplir ce geste.

Philippe Voarino, mars 2014.

Commentaires

Bonjour Maitre, pratiquant récent d'aikido (4 ans et demi ) et déjà quanrantenaire, je suis depuis 2 ans votre site, mais je ne sais dans quelle mesure prendre vos analyses qui semble - t il sont destinés aux pratiquants plus aguerris... Je vois bien que ce que vous expliquez est cohérent et physiquement (je parle bio mécanique et mécaniquement) logique mais qu'appliquer et que ne pas appliquer à mon niveau ? je viens déjà de changer de pays, de Dojo et de méthode reprenant les bases dans un dojo Iwama (sous l'égide de Ulf Evenas Shihan) et ma pratique en est déjà chamboulée mais j'en vois l'aspect positif. Mais à vous suivre je me rends compte jour après jour que je n'apprends pas encore la bonne "technique", quel conseil pourriez vous me donner dans ce sens, que suivre ? Pour le moment je travaille les 2 : au dojo je suis les Suburi que l'on me dit de faire, à la maison je tente de suivre votre logique mais est ce que je ne risque pas de me perdre dans cette double pratique ? Merci pour votre réponse et vos reflexions. J'espère pouvoir un jour suivre un de vos stages, à moins que vous ne puissiez en animer un ici (en Colombie) un jour .... Si vous pouviez m'apporter un éclairage Cordialement

Bonsoir Philippe,

avec tout le respect que je te dois, ce malgré mes efforts de vue grâce à mes nouvelles lunettes, Oh Sensei sort hanche droite (c'est flagrant pour la hanche et le bras du moins ) et jambe droite devant et non comme tu sembles l'indiquer avec la jambe gauche du côté droit....d'ailleurs physiquement il ne pourrait avoir la hanche droite devant en même temps que la jambe gauche.... Bien à toi Eric

bonsoir Philippe,

Pour moi les deux images sont exactement les memes, hormis le fait que le TIMING est décalé d'une faction de seconde, en effet si votre sabre aurait été au niveau de la t^te D'OSENSEI, SAITO aurait pivoté legrement et se serait retrouvé dans la meme position, a la rigueur il est possible que OSENSEI faisait TENKAI alors que SAITO faisait TENKAN directement, un peu comme l'entree kotegaeshi avec ou sans recule de la hanche.

le gaeshi tsuki d'Osensei est un soulagement pour moi, merci encore.

cordialement.gilles

Bonsoir Aikiker.

Je vais être très honnête. Je rentre du dojo ce soir où j'ai dit à mes élèves que je n'arrivais plus à leur enseigner la méthode. Mon corps refuse désormais de faire certaines choses, au point même que je commence à oublier ces choses que je produisais autrefois avec la même régularité qu'un distributeur de chocolate bars. Elles s'évanouissent les unes après les autres pour laisser la place à un autre univers. Puis-je enseigner cela ? Dois-je l'enseigner ? Ces questions elles-mêmes perdent leur pertinence parce que je commence à ne plus avoir le choix, à ne plus pouvoir et à ne plus savoir faire autrement.

Je vous dis cela avec franchise parce que je pense en effet qu'il y a un risque de confusion pour quiconque n'est pas suffisamment préparé, et que vous risquez de vous perdre en essayant de pratiquer en même temps dans ces deux dimensions qui sont comme le jour et la nuit. Si je ne perds pas pied aujourd'hui dans cette nouvelle dimension, c'est que j'ai pratiqué dans l'autre pendant de longues années, jusqu'à la connaître sur le bout des doigts. Je suis persuadé que ce passage peut être beaucoup plus rapide, je pense même qu'il est possible de faire accéder à cette "autre" manière de pratiquer quelqu'un qui comme vous a quatre ans de pratique. Mais ce n'est pas possible si vous êtes tout seul, il faut un guide pour ne pas se perdre. Si vous acceptez donc mon conseil, je vous engage à continuer la pratique dans ce dojo Iwama en Colombie, ce que vous y apprendrez ne sera pas inutile, et prenez le matériel que vous trouvez sur ce site comme on met des graines dans sa poche, dans l'idée qu'un jour futur elles pousseront.

Philippe Voarino

Bonjour Philippe, je salut encore et toujours votre honneteté et pour faire echo a ce que vous dites je ne fait plus de kumitachi ni de kumijo depuis un moment a cause de cela et je me cantonne pour le moment a reprendre tout les suburis et des awases et comme vous le dites sans guide averti c'est tres facile de se perdre SAUF si nous faisons confiance aux principes. De toute façon il est trop tard pour faire demi tour pour moi aussi sinon j'arrete directement. je fait 9 heures de cours par semaines et j'en passe autant a essayer de creer une pédagogie coherente et la seule chose sur laquelle je me retrouve c'est le RIAI et les lemniscates d'ou cette insistance de ma part, sans eux pas de salut pour moi donc comme je vous ai dit je pli les choses pour preserver cela au risque de me detourner du catalogue. Matthieu m'avait dit un jour de faire la même chose et je m'y emploi. je vais faire mon maximum pour etre present en AVRIL pour verifier lesquelles de mes theories sont a jeter ou pas. histoire de mettre un peu de gaité vous devriez prevenir au futur lecteur du site "a ne dégoupiller qu'en cas d'urgence" respectueusement. gilles

Bonjour Eric.

Oui, O Sensei sort bien avec hanche et jambe droite, tes lunettes sont bonnes. Mais il ne bouge pas son pied arrière. Saito sort avec hanche gauche et jambe gauche, mais il enlève aussi son pied arrière, à la différence d'O Sensei. Ce qui fait que par rapport à toi qui regardes la photo, ils ont tout deux la même jambe gauche avancée alors qu'O Sensei devrait,par rapport à toi, avoir la jambe droite avancée puisque les photos sont symétriques.

J'ai averti que ça allait être difficile, mais ce point va devenir beaucoup plus clair avec les dossiers techniques qui arrivent, je te demande un peu de patience. Je réponds toutefois ici à Gilles en anticipant un peu : la particularité de cette position n'a rien à voir avec un problème de timing, et ce n'est pas parce que la photo a été prise un peu avant ou un peu après que la position entre O Sensei et Saito est différente. La position est différente parce qu'O Sensei laissait systématiquement son pied arrière sur la ligne d'attaque : il ne le bougeait pas du tout. Et je vais essayer d'expliquer pourquoi dans les prochains dossiers.

Philippe Voarino

Bonjour Philippe

Quelques remarques si vous le permettez. Je commencerai par l'article en question puis je reviendrai sur votre position de face pour couper.

Les deux photos de Saito Sensei et d'O'Sensei si elles montrent deux choses différentes montrent deux niveaux de pratique de la même chose.

Saito Sensei prophète de la méthode, pratique ici un tachi dori de façon linéaire et FAIT UN PAS pour SE DEPLACER au côté de uke.

Alors qu'O'Sensei lui pratique de manière circulaire et TOURNE ce qui ATTIRE uke à lui.

S'il y a différence ce n'est pas de pratique, mais de niveau de pratique. Une différence entre une pratique d'apprentissage, linéaire, statique, pour apprendre les formes, découvrir et mettre en place l'axe (ce qui semble être un pré-requis indispensable pour pouvoir ensuite tourner et toute la méthode de Saito Sensei est focalisée là dessus et il est illusoire de croire utiliser son axe sans passer par cette apprentissage).

O'Sensei lui n'est pas dans ce niveau de pratique, de transmission, de découverte de l'axe, ... d'ou l'aspect "différent" des deux choses qui ne sont au final qu'une seule et même chose.

Et c'est là que je frissonne à la lecture de votre commentaire ou vous expliquez "abandonner" petit à petit la méthode. A votre niveau je conçois que vous souhaitiez (enfin) utiliser et développer une pratique à partir de tout ce que vous avez appris jusque là. Cependant attention à ne pas laissez croire qu'il est possible de faire ce que vous faites sans au préalable avoir pratiquer et INTEGRER le niveau de pratique de la méthode.

Je ne dis pas que vous encouragez à délaisser la méthode, mais attention tout de même car en cherchant à opposer la pratique de Saito Sensei et O'Sensei vous ne mettez pas du tout en avant le fait que se sont deux pratiques qui s'inscrivent dans une continuité.

Certains pratiquants pensent déjà pouvoir faire ce que O'Sensei pratiquent sans prendre le temps d'apprendre et étudier la méthode. Je vous remercie de poser les questions les questions suivantes "puis je l'enseigner? dois je l'enseigner? ..." Je vous en propose une autre "en parlant de tout cela suis je encore un enseignant?"

Il y a dans la transmission plusieurs étapes comme dans la pratique, l'enseignant en est une, le chercheur en est une autre...

Vous pouvez chercher et proposer vos recherches (ce que vous faites sur ce site) cependant n'oubliez pas de prévenir vos lecteurs d'une chose alors: pour un chercheur un résultats qui ne mène à rien et tout un même un résultat... Vos cherchez, vous explorez mais vous n'enseignez pas et ne laissez pas croire aux pratiquants (parfois sans le bagage technique nécessaire qui plus est) qu'ils peuvent vous servir de compagnon dans cette aventure car il est illusoire pour vous d'être accompagné par des personnes "sans niveau" comme il est illusoire pour eux alors de vous accompagné à votre niveau. Chacun sa place et son rôle.

Je reviens une fosi de plus sur votre position de coupe ou vous insistez pour être de face avec le sabre parfaitement droit. Je ne dirai que ceci... Savez vous que la position de face est la position la plus faible?

Elle est faible car c'est une position de changement de direction (dans la marche, dans le mouvement). C'est une position qui génère le minimum de tension des chaînes musculaires, la position deviendra une position forte dès lors qu'il y aura un côté qui passera devant et qui entraînera un raccourcissement d'une des chaînes croisées.

Je vous engagerai à faire quelques tests et pratiques: - faites le 2ième suburi de ken avec une seule main? - faites le suburi katate toma uchi - faites le 2ième awase du ken tai jo ...

Je pourrai vous donner de nombreux exercices qui montreront les limites de vos arguments "posturaux".

Je finirai encore un fois en disant cela: attention à ne pas faire croire aux gens qu'ils peuvent se hisser à vos côtés, il est plaisant pour qui recherchent à être dans la lumière de se poser à côté du soleil... mais on peut s'y brûler..."

Bonne journée à vous

Matthieu

Mais avec une creme solaire indice 50, ça passe?

Bonjour Maitre et merci pour votre temps, votre réponse et votre franchise, Je vais donc suivre vos conseils et appliquer à la lettre les demandes de mon senseï et de notre Shihan et continuer de suivre vos chronique en y piochant des éléments qui nulle doute me serviront. Mais je ne peux toutefois ne pas remarquer que lorsque je fais un ichi suburi avec la hanche arrière , la vitesse et la puissance en sont doublées voire plus. je vais donc picorer ce que je peux dans vos analyses et continuer de me faire guider par la méthode saito qui ma fois donne d'excellentes bases techniques en espérant un jour, avec plus de pratique, vous rencontrer, lors d'un stage estival ou autre. Continuez de nous faire profiter de vos analyses et de susciter la réflexion c'est dans ce chemin que l'on avance Bonne continuation

bonjour Matthieu,

J'aime bien la lumiere du soleil donc je vais oser me hisser a ta hauteur au risque de me cramer encore une fois, mettons de coté tes chaines musculaires et ta biomecanique, laissons parler le corps.

j'ai une puissance phenomenale sur katate tooma uchi dans la version de philippe, seulement la dynamique de la frappe dû a l'élan important de mon jo m'impose pour le coup un pas pour recuperer l'energie engagé du a l'allonge mais ce pas peu etre en avançant ou en reculant sans aucun probleme.

Moi j'ai meme une theorie personnel qui touche tout ce qui se dit "yokomen", je fais un taino henka systematiquement donc pas de yokomen qui finissent fasse a UKE jamais !vous me direz c'est gonflé d'oser dire cela avec un niveau si bas mais je ne suis pas du genre a attendre que ça tombe d'ailleurs DONC j'essai. bonne journée. gilles

Gilles

En mettant de côté la biomécanique on peut tout faire et surtout n'importe quoi... Laisser parler le corps, j'entraîne mon corps tous les jours plusieurs heures par jour et vois tu j'ai appris que les sensations que l'on ressent sont bien souvent fausses.

Tu écoutes ton corps, encore faut il que son discours soit pertinent... Comme on ne voit que ce que son niveau permet de voir on ne peut ressentir que ce que l'on est capable de ressentir...

Encore une fois tu penses pouvoir utiliser des choses qui te sont hors de portée. La connaissance du corps demande beaucoup de temps et la connaissance de son propre corps encore plus de temps. Pour certains c'est la voie d'une vie.

Et ce n'est pas parce que cela te semble bon que ça l'est.

L'humilité est une chose qui a manqué a beaucoup dont Icare, quel dommage qu'il ne connaissait alors pas la crême solaire...

Matthieu

Matthieu,

ce n'est pas l'humilité qui a manqué a Icare mais une cire qui resiste a la chaleur, c'est Dédale qui a merdé MOi j'aurais appelé PEGASE(ok, ça c'est un manque d'humilité).

plus serieusement, j'attend des arguments constructif et pas des critiques personnel ou pédagogique. par exemple j'attendais plutot un argument sur mon tooma uchi ou sur yokomen plutot que sur ma mise en orbite.

N'hesite pas à critiquer mes idées mais de façon technique stp.

Le boulot de Philippe m'interrresse au plus haut point mais je te rassure, je ne suis pas pres de demenager au SOLEIL et d'ailleurs quI voudrait d'un ronin.

peu importe continuons sur le chemin de l'aiki.

gilles

Gilles

Tu mets de base de côté les arguments biomécaniques donc tu n'es pas prêt à recevoir des arguments techniques.

Enfin je pense que tu as trouvé ta voie et que tu aimes à te complaire dedans, tu es d'accord avec les uns et les autres quand cela t'arrange.

Je ne reprendrai des termes sur les démonstrations de Philippe "qui ne souffre d'aucune contradiction" sauf quand toi même quelques messages plus tard viens lui expliquer que tu n'es pas d'accord et qu'il fait ne colle plus au RIAI ou à ce que Saito Sensei montre.

Tu avances dans ta pratique en pensant tout avoir compris, tout connaitre au point de mettre en place ton propre système pédagogique.

Pour parler technique avec toi encore faudrait il que tu puisses avoir une discussion avec toutes les données et pas simplement celle que tu veux et mettre de côtés celle que tu ne maîtrises pas.

Tu n'avances pas ton pied (ou reculer) car tu es entraîné par l'énergie de ton jo mais parce que c'est la seule façon de pouvoir assurer la puissance de la coupe et toma uchi le met d'autant plus en avant qu'il n'y a qu'une main qui saisit le jo... Or un toma uchi n'est qu'une jodan gaeshi uchi sauf qu'au lieu de déplacer la main droite vers la gauche c'est l'inverse et du coup dans la rotation point de jo à saisir (contrairement à jodan gaeshi uchi) mais ces deux mouvements sont EXACTEMENT LES MEMES. Donc ce qui est vrai pour l'un est vrai pour l'autre pour peu que l'on pratique de la même façon et que l'on utilise son corps comme une unité quelque soit le mouvement.

Seulement ça pose problème car l'accepter revient à dire que tu te trompes et n'as pas tous les éléments sur les autres mouvements...

Je te souhaite bonne route, amuses toi bien, ne perds plus ton temps avec moi, j'ai cru comprendre que tu n'avais pas de temps à perdre pour apprendre les bases alors gagnes en également en m'oubliant.

Je te laisse la place au soleil, je préfère de loin l'ombre.

Matthieu

Matthieu, tooma uchi c'est jodan gaeshi uchi comme le 4 eme suburi et le 11eme et alors ou est le scoop, bien sur que je ne change rien a mon unité et heureusement.

humilité, parlons en, c'est etonnant comment tu peux faire le déballage de tes competences et respecter aussi peux celle des autres.

je respecte les réponses de Philippe car elle reste dans le cadre technique et il respecte et repond a tout le monde sans pour cela faire remarquer aux intervenants qu'il ne lui arrive pas a la cheville, c'est cela l'humilité.

nous sommes la pour echanger des idées des sensations pas pour se comparer ou juger du savoir de l'un ou de l'autre.

le site n'est pas le bon endroit pour nous jeter nos griefs donc restons du coté technique ou n'echangeons plus.

bonne soiree

Gilles

Comme je te l'ai dit, n'échangeons plus...

Nous touchons ici au limite d'un forum ouvert à tous. Tout le monde peut s'exprimer et c'est très bien mais quand le forum touche à des aspects / connaissances techniques alors non tous les avis ne se valent pas.

Ce n'est pas un jugement ou une critique mais une réalité... Et tu n'as ni les connaissances techniques ni les connaissances biomécanique pour aller au fond d'une discussion qui te dépasse.

Désolé Philippe, François pour tout cela mais et à l'avenir je n'interviendrai plus sur ce forum et laisserai les personnes compétentes le faire...

Matthieu

Salut Matthieu, Gilles

c'est le propre de l'être humain que de s'opposer pour exister...celà est surtout vrai pour les enfants, là nous sommes entre adultes.....mais concrètement ce site est un espace d'échange technique et de respect pour la pratique du fondateur O sensei, et son élève fidèle Saito Sensei....donc point de polémique personnelle...si ce n'est par exemple respecter les niveaux: Matthieu Jeandel: 5 ème dan par Philippe Voarino et Gilles...1er kyu de....????? moi 4ème dan....ou rien peut-être....je connais un peu Matthieu , ce aussi au travers de stages et d'un de mes élève du dojo professeur assistant ,Thomas, auquel il a apporté beaucoup, si ce n'est l'essentiel....je sais que Matthieu ne parle pas pour briller de façon hystérique, il dit des choses et les met en pratique,les vérifie, les corrige et se remet en question le cas échéant.... en plus il est taillé comme un Apollon , le physique il connaît.... bref Matthieu je t'encourage au nom des professeurs ITAF à continuer d'intervenir sur ce site, si sur le plan technique cela te semble à propos et raisonnable....

Bien à vous Eric

Matthieu,

je n'interviens que rarement dans le forum, encore moins pour donner un avis personnel, mais là je me vois obligé de sortir de ma réserve pour te répondre publiquement.

Depuis que je te connais, j'ai le plaisir de côtoyer un pratiquant remarquable, intègre, franc et loyal, de suivre un enseignant de très haut niveau, qui, en plus de transmettre avec passion sa technique minutieuse, rigoureuse, sait partager et faire vivre des valeurs devenues rares.

Je m'associe au post d'Eric, vos commentaires et vos débats sont une source précieuse de réflexion, de questionnement et de facto de progression et d'enrichissement pour notre pratique. Depuis la mise en ligne du site vous l'avez prouvé à de nombreuses reprises. C'est une de ses vocations.

Merci à toi de prendre du temps pour reconsidérer ta décision.
Dans tous les cas je la comprendrai et la respecterai.
Bien à toi,
François

Bonjour Matthieu.

J’étais sur le point d’envoyer le texte suivant quand j’ai pris connaissance de votre échange à toi et à Gilles. Il n’y a rien de grave. En revanche, si tu quittes le forum, tu vas me laisser le dernier mot.

Je suis d’accord avec toute ta réflexion sur le danger qu’il y a à s’aventurer dans le domaine dont je parle sans avoir au préalable étudié et intégré, comme tu l’écris justement, la méthode. J’essaye dans toute la mesure du possible de mettre en garde contre ce danger, sur le site aussi bien que dans mes cours, tu m’accorderas cela.

Ceci dit, comment présenter ce dont je parle sans prendre le risque que certains ne comprennent pas ou que d’autres s’égarent ? Faut-il pour ne pas prendre ces risques ne pas parler, ne pas rechercher la vérité du travail d’O Sensei ? Tu penses qu’il faut dans ce but une préparation. Mais qui comprenait les discours du Fondateur? Qui était préparé à les comprendre ? O Sensei parlait dans le vide la plupart du temps. Cela l’a-t-il empêché de parler, conférence après conférence ? Etait-ce un problème s’il n’y avait pas d’auditeur pour l’entendre ? Etait-ce un problème si certains croyaient le comprendre ? Etait-ce un problème que personne ne fasse (d’après ses propres paroles) son Aikido ?

Tu écris « Chacun sa place et son rôle ». Il est certain que la place de Morihiro Saito était auprès d’O Sensei, mais quel était le rôle d’O Sensei ? Etait-ce d’enseigner à Mochan ? A-t-il enseigné à Mochan ? Ce qu’en dit Saito semble indiquer le contraire puisqu’il a expliqué qu’il avait créée sa méthode à son propre usage, pour essayer de comprendre le travail complètement hermétique d’O Sensei, ce n’est qu’ensuite qu’il a utilisé cette méthode pour enseigner aux autres.

O Sensei ne s’est pas inquiété de cette méthode, pas plus qu’il ne s’est inquiété que d’autres que Saito n’en utilisent pas. Dans les années d’Iwama où il a véritablement défini l’Aikido, O Sensei ne s’est pas davantage inquiété que son propre fils ne soit pas présent et n’assiste pas à cette naissance. Cette attitude n’est pas du détachement, encore moins de l’indifférence, c’est plutôt une certaine confiance dans le cours du monde, et le sentiment que l’on doit faire ce que l’on peut faire, au moment où c’est possible, sans se préoccuper outre mesure de ce qui ne dépend pas de nous. Notre vieille sagesse française dit « fais ce que dois et advienne que pourra ».

Au bout du compte, on ne contrôle pas grand-chose. C’est une illusion de croire qu’une fédération peut décider des modalités de la transmission de l’Aikido. Cela fait cinquante ans que les fédérations s’entêtent dans l’échec. L’avenir de l’Aikido est décidé ailleurs. Nous sommes des pions sur un grand échiquier, chacun sa place, chacun son rôle, oui. J’ai joué mon rôle en enseignant la méthode, aujourd’hui ma responsabilité est différente, c’est de tirer de l’ombre des choses cachées. Si je ne le fais pas, qui le fait ? Je ne vois personne. Ne faut-il pas le faire ? Faut-il mourir en emportant le plan du trésor ? O Sensei n’a pas fait cela. Il a tout mis sur la table. A nous de démêler, mais tout est là. Pourquoi s’interdire ce qu’O Sensei n’a pas interdit ?

Tu penses que c’est de la recherche, de l’exploration, et pas de l’enseignement. Mais qu’est-ce qu’enseigner ? Etablir l’autre dans les limites sécurisantes d’un ordre artificiel ? L’école ? En France nous avons les Grandes Ecoles. Mais est-ce qu’apprendre vraiment ce n’est pas transgresser ? Prométhée est un voleur. La connaissance est une transgression. Rechercher, explorer c’est transgresser, c’est donc enseigner aussi. Aurions-nous l’Aikido si Ueshiba n’avait pas transgressé l’enseignement du Daito ryu ? Ce que l’on enseigne en transgressant, c’est qu’il n’y a de limites que celles que nous nous donnons. Et ce sentiment est davantage susceptible de faire avancer les hommes que leur inscription pour la bonne cause dans un système pédagogique qui, la plupart du temps, devient leur cage et leur tombeau. On a redécouvert aujourd’hui « l’Apprentissage Par Problèmes », mais n’était-ce pas déjà l’idée de Socrate : la connaissance se trouve au fond de l’homme, et il peut y avoir accès, pourvu qu’on le guide un tout petit peu. O Sensei a trouvé seul ou presque, il a défriché pour nous, il a rendu le chemin plus facile.

Ce type d’enseignement n’est pas confortable, il n’y a pas de berge accueillante et sûre, c’est la haute mer, et le risque existe, mais est-ce qu’on veut découvrir l’Amérique ou pas ? Tout le monde ne peut pas tenir sur le même bateau, c’est ainsi, mais mon rôle à moi c’est de maintenir le cap. C’est pour cela que j’avance, mon temps est compté, ce n’est que le temps d’un homme. L’Aikido est immense.

Sur le plan technique maintenant.

Je ne suis pas sûr, comme tu l’écris, que la méthode de Saito et le travail d’O Sensei s’inscrivent dans une continuité. Dans une continuité, si je comprends bien, il n’y a pas de rupture, il y a un glissement progressif. Or la méthode de Saito introduit par rapport au travail d’O Sensei une rupture : il y a inversion du travail des hanches dans un grand nombre de mouvements (la suite des cahiers technique va le montrer clairement). Cette inversion est la conséquence de ce pas dont tu parles, par lequel Saito repositionne son corps là où O Sensei ne fait qu’irimi-tenkan. Le problème, c’est que personne ne passera jamais de manière naturelle et continue de la méthode à l’Aikido. Il y a là un saut conceptuel et technique à accomplir. Il y a un obstacle à franchir. Et il y a une immense résistance de tous les acquis. Tout mon travail est de vaincre cette résistance, de convaincre, et tu es certainement celui qui me donnes le plus de travail. Les choses sont bien comme elles sont.

Enfin, tu écris :

« Savez vous que la position de face est la position la plus faible? Elle est faible car c'est une position de changement de direction (dans la marche, dans le mouvement). C'est une position qui génère le minimum de tension des chaînes musculaires (…) »

Je te remercie de cette dernière phrase, c’est justement pour cela que cette position est le moment de la frappe, parce qu’elle génère le minimum de tension des chaînes musculaires. C’est l’extrémité du fouet, la puissance maximum est un effet du relâchement total. C’est parce que la tension des chaînes musculaires est au minimum que l’énergie issue de la poussée des chaînes croisées pourra être transmise dans les meilleures conditions. Le ki est souple, il s’appuie sur la musculature mais il n’est pas musculaire. Aucun mouvement d’Aikido ne contredit cela.

Comme tu le sais, je serai de nouveau absent du forum pour quelque temps pour cause de stages.

Philippe Voarino

Eric,Francois

Nous sommes a un moment tellement important pour l'AIKIDO que c'est un peu facile de lacher le morceau par orgueil si en plus vous ajouté vos supplications cela devient puérile, faites le en dehors du forum.

lachons les grades et le reste , restons du coté technique avec de vrais arguments.

une chose est sure, c'est que vous etes tous en situation précaire et plus encore pour Matthieu car le choix qu'il doit faire est terrible de consequence pour lui comme pour vous(les gradés) pour moi ce n'est plus un probleme ce qui explique probablement le fait que j'interviennne librement.

Revenons a l'aspect technique et l'explication de Philippe, le moment ou la coupe est fini donc de face s'est a partir de ce moment que l'on peut se deplacer ou pas, en avant ou en arriere si dynamique il y a ou par choix donc 3 possibilités hormis sur les trois katate ou la dynamique m'impose un rétablissement.

allez reviens Matthieu ne prive pas tes eleves a cause de moi, je ne le merite pas et Philippe a besoin d'un contradicteur chevronné vu que d'autres SENSEI s'abtiennent.

sans rancune

cdt.gilles

bonjour a vous

je pense que Philippe a résumé par une citation ce qui se passe sur le forum :

Giordano Bruno explique qu’il y a trois mondes : dans l’archétypal on trouve l’amitié et la lutte, dans le physique le feu et l’eau, dans le mathématique la lumière et les ténèbres. La lumière et les ténèbres proviennent du feu et de l’eau, le feu et l’eau de la concorde et de la discorde. Toutes choses naissent donc du jeu de l’amitié et de la lutte. L’opposition n’est pas de l’hostilité, c’est une des formes de l’amitié en lutte pour que ce qui doit s’accomplir puisse s’accomplir.

meme si je comprends qu avec l investissement qu a fait Matthieu dans cet art il ait du mal a tout accepter

Bonjour Philippe

Je souhaite vous faire part d'un dernier message car si je ne le faisais pas c'est ma conscience professionnelle qui en souffrirai.

Lorsque je donne des formations, j'explique et démontre "que notre autonomie notre liberté dépend de notre capacité à bouger, à mobiliser notre corps".

En lisant votre réponse sur les chaînes musculaires et le ki, je me suis souvenu de la chose suivante:

  • vous souffriez à l'époque ou je m'entraînais avec vous de limitation de mobilité au niveau, des coudes, épaules, cage thoracique... Avec tous les travaux que vous avez fait ces derniers temps je prends le pari que cela ne s'est pas amélioré voir a empiré.

Pourquoi je vous dit cela vous allez comprendre...

Lorsque vous levez les bras au dessus de la tête vous avez deux options: - soit vous disposez de la pleine mobilité des articulations de la ceinture scapulaire et par conséquent de l'ouverture entre le bras et le tronc

  • soit vous ne disposez pas de cela et alors le corps va compenser pour malgré réaliser le mouvement de montée des bras.

Or la compensation de base est une compensation au niveau lombaire. Pour palier à un manque de mobilité de l'épaule le corps s'adapte et va chercher au niveau lombaire une solution, il crée alors une hyperextension lombaire (ou augmentation de la lordose / du creux) pour donner cette impression que les bras arrivent bel et bien à monter au dessus de la tête.

Seulement tout ce qui est pris d'un côté se paie d'un autre côté dans le corps.

En "chargeant" les lombaires en hyperextension il devient difficile de réaliser une rotation.

Et là est la clé des mouvements que vous effectuez en ce moment et qui vous semble "naturels".

J'ai repris vos cahiers techniques et on peut voir que vous armez dorénavant en "tirant" l'arme soit sur l'arrière soit sur le côté (cf suburi n°5 yokomen uchi photos n°2 / 7).

Vous ne pouvez tout simplement pas faire autrement à l'heure actuelle, vous êtes obligé d'aller chercher dans cette extension lombaire pour permettre à vos bras de prendre la position furi kabute et s'aligner tant bien que mal au sommet de l'axe.

Du coup votre coupe privé de rotation en grande partie va s'effectuer non plus autour des chaînes croisées dont nous parlons depuis le début mais autour des chaînes de flexion et d'extension (ou chaînes postérieures / antérieures selon les auteurs).

C'est l'utilisation et le déplacement du mouvement des chaînes croisées aux chaînes de flexion / extension qui entraîne alors toutes les compensations qui vous semblent normale.

N'utilisant plus les chaînes croisée, l'inversion autour de vos ceintures ne se fait plus comme elle le devrait et vous couper alors dans un mouvement non plus de rotation mais de "compression / fermeture" entre les bras, le tronc et les jambes.

C'est cette façon de couper qui vous permet alors de couper:

  • "parfaitement" droit
  • sans avancer la jambe
  • ...

Les principes mécaniques que vous mettez en avant sont les principes du mouvement que votre corps à trouver comme solutions pour vous permettre de réaliser les mouvements avec la perte de mobilité qui est la votre.

Là est le danger, parler biomécanique et parler de mouvement... Encore faut il pouvoir réaliser le mouvement.

Si je m'entraîne autant ce n'est pas tant pour l'aspect esthétique (merci Eric :-) ) que pour offrir à mon corps sa pleine possibilité de mouvement et pouvoir alors réaliser un mouvement sans crainte de compensations.

Parler de mouvements sans être à même de le réaliser sans compensations, rend caduque toute démonstration biomécanique du dit mouvement.

Vous avez aujourd'hui développez la pratique que votre corps vous permet de mettre en place. Mais pas la pratique qui répond aux conditions biomécaniques optimales.

Pour cause de formation à donner je ne pourrai être présent à Bruxelles, je vous souhaite bon stage.

Matthieu

Bonjour,

Je lis beaucoup sur les commentaires et les articles, la méthode. Elle est largement évoquée.

Je voulais simplement préciser que chez nous la méthode Saito n'est plus vraiment transmise comme elle fut conçue. Certes, elle est toujours présente pour nous remettre sur les rails, si je puis dire. Nous l'a transmettons toujours à nos débutants, mais elle n'est plus exactement la même. Il serait long périlleux d'expliquer cela avec des mots. Disons que certaines subtilités sont révélées aux élèves capables de les recevoir.

Quoiqu'il en soit, c'est Matthieu qui m'a montré ce qu'il a vu, ce qu'il a compris. Je suis d'ailleurs certains qu'il ne me contredira pas si je dis que dans ces stages, la méthode est loin... mais toujours là. "Comme des racines qui permettent à l'arbre de grandir", pour reprendre ses termes.

Il est indispensable de connaitre la méthode pour évoluer et comprendre. Que se soit pour la méthode Saito ou même sûrement la méthode Shioda ...

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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