Go no awase

Uchi tachi : sabre qui attaque.
Uke tachi : sabre qui reçoit.

Le mouvement exécuté ici une fois peut être répété autant de fois que nécessaire.


Uchi tachi : ken no kamae position hanmi
Uke tachi : ken no kamae position hanmi


Uke tachi : Impulsion sur le ken de uchi


Uchi tachi : Yokomen…


Uchi tachi : …uchi pied gauche devant


Uke tachi : Reculer en montant le ken et…


Uke tachi : …contrôler en hanmi pied gauche devant


Uchi tachi : Yokomen…


Uchi tachi : ….uchi pied droit devant


Uke tachi : Reculer en montant le ken de hanmi gauche en…


Uke tachi : … hito e mi droit, couper Men Mouvement décisif.

Commentaires

Bonjour à tous,

Il me semble qu’il y a une erreur sur les photos 3 et 7 (les yokomens).
On voit clairement uchi tachi monter le ken au dessus de sa tête sans bouger les jambes pour sortir de la ligne.
Il me semblait que Me SAITO insistait toujours sur la nécessité de sortir de la ligne d’attaque, en même temps que les mains montent au dessus de la tête.
Aurais-je mal compris ?

Bonjour Tom.

L’Aikido devient beaucoup plus simple quand on comprend que tout mouvement du corps humain – je dis bien tout mouvement – a une même origine : la rotation de l’axe vertical du corps sur lui-même, c’est-à-dire de la colonne vertébrale. Toutes les parties du corps doivent être entraînées par la rotation de la colonne vertébrale. Ou pour le dire autrement, aucune partie du corps ne peut bouger si elle n’est pas mue par la rotation de la colonne vertébrale.

Dans le cas qui nous intéresse ici, c’est-à-dire yokomen uchi, il est donc clair que la jambe ne peut pas « avancer toute seule », d’une manière indépendante, elle doit être mise en mouvement par l’énergie née de la rotation de la colonne vertébrale. Cette énergie est transmise naturellement à la hanche articulée sur la colonne, et de la hanche transmise ensuite à la jambe qui est elle-même articulée sur la hanche. Autrement dit, tant que la colonne vertébrale ne s’est pas mise en mouvement, ni la jambe ni le pied ne peuvent bouger. Se déplacer ainsi est ce que l’on appelle « marcher sans les jambes ». Bien sûr les jambes supportent le corps, mais ce que l’on veut dire par cette expression c’est que les jambes ne sont pas autonomes, leurs mouvements doivent être subordonnés à la rotation de la colonne vertébrale.

Dans la photo du cahier technique en question, si uchi tachi faisait un pas sur le côté en levant le ken, il ne pourrait le faire qu’en « marchant avec sa jambe », ce qui serait faux du point de vue du principe du mouvement que je viens d’expliquer.

Vous trouverez confirmation de ce point sur les photos des pages 30,31,32,33,34,35… du volume 1 de Traditional Aikido par Maître Saito. Tous les suburi y respectent le principe fondamental que j’ai décrit.

Ceci dit, bien que Maître Saito ne fasse pas ce que vous dites, je ne dis pas qu’il ne l’ait jamais enseigné. Comprenez bien ceci qui est fondamental : une méthodologie statique est forcément toujours décalée par rapport au travail dynamique. Ce pas dont vous parlez en même temps que l’on monte le ken au-dessus de la tête n’est pas juste dans l’absolu, mais il reste le meilleur moyen de rendre compte de manière statique d’un mouvement qui devient en dynamique ce que j’ai expliqué plus haut et dont vous pouvez voir un bon exemple sur les trois premières photos des pages 68-69 du volume 2 de Traditional Aikido par Maître Saito (fifth kumitachi variation 1).

Il y a ainsi une erreur fréquente qui consiste à penser qu’il suffit de décalquer ce que l’on fait en kotai, en ajoutant simplement la vitesse d’exécution, pour faire du dynamique. Ceci n’est pas la réalité. La réalité c’est que le mouvement dynamique existe bien en germe dans le travail kotai, mais il y est crypté. Et il est indispensable de le décrypter afin de pouvoir le traduire en dynamique.

Si ce que je viens d’écrire n’était pas réel, il deviendrait difficile de justifier par exemple tous ces mouvements de la méthode d’aiki ken et d’aiki jo qui ressemblent à s’y méprendre à des protections, à des parades et à des blocages, dans un art qu’O Sensei a défini comme étant au contraire exempt de toute protection.

Philippe Voarino

Bonjour M. VOARINO,

Je suis d’accord avec votre analyse mais pas avec sa mise en application.

Les 1ères photos des pages 68-69 de Traditional Aikido volume 2 montrent très clairement ce que je voulais exprimer :

Sur la photo n° 2 on voit bien Saïto Senseï bouger tout son corps, et donc imprimer un mouvement de rotation de sa colonne vertébrale, pour sortir de l’axe d’attaque et en même temps lever son ken au-dessus de sa tête, et non pas scinder ces 2 opérations, ou encore lever le ken au dessus de sa tête avant de bouger comme sur la 3ème photo du présent article.

Sur la 2ème photo de l’article uke tachi donne une impulsion sur le ken de uchi.
Si uchi lève le ken au-dessus de sa tête ce n’est qu’un mouvement de bras, or l’impulsion est le fait générateur du yokomen, afin d’éviter qu’uke tachi n’attaque lui même en tsuki, pourquoi pas. C’est pour cette raison, il me semble, qu’uchi doive sortir de la ligne d’attaque en même temps qu’il amorce son yokomen.

TLB

petite remarque totalement irrespectueuse de ma part (mais pas grave pour moi !)comment se fait il qu’ un doshu n’enseigne pas les principes memes du fondateur au niveau des armes et fasse des tas d’erreurs au niveau des techniques tai jutusu ? la reponse est simple : le titre de doshu ne signifie plus rien (comme celui de shihan par suite logique puisque donné par akikai) a part permettre de faire du "business" avec le terme aikido ( la preuve : fédé (payant )- be(payant) - bf(payant puisque il faut licence fédé) etc etc comme soi disant garantie d’un "bon" akikido- pourtant je connais des 3 et 4 dan qui ne connaissent pas grand chose aux armes !). En cela (etant "africain" de naissance) les doshus passés - presents et a venir rejoignent les marabouts d’afrique (dont le titre se transmet de pere en fils) qui eux aussi ne font plus que du business grace a leur titre et ont perdu toutes les connaissances de leur ancetre. en foi de quoi je suis certain que l’aiki tel que défini par l’aikikai n’est que du BUSINESS - au fait pourquoi doit on payé les grades aikikai ??????- est ce la volonté divine ?? bon entrainnement a tous -

Bonjour,

J’aurai souhaité avoir une petite explication concernant plus particulièrement la fin de cet awase.

La dernière photo de la série est accompagnée d’une légende où il est indiqué : "couper Men Mouvement décisif".
Or le kissaki du ken de Uke tachi se trouve au minimum à 20 cm du poignet de Uchi tachi, Uke tachi a du reste reculé juste avant sur le yokomen.

Pouvez vous me confirmer qu’en fait la dernière photo fige Uke tachi dans une position qui n’est pas tout à fait celle de la fin de l’awase et que Uke tachi va bien couper le poignet de Uchi tachi ?

D’autre part pouvez vous me confirmer que la coupe décisive se fait bien à l’issue du dernier changement de hanmi de Uke tachi et ce sans avancer de nouveau les pieds, car je trouve Uke tachi un peu éloigné de Uchi tachi (mais peut être est-ce l’angle photographique ?).

Merci par avance de votre réponse.

Bonjour Phil

Je vais essayer de vous apporter certaines explications.

Vos questions soulevent un point important. La methode a des limites. Vous parler ici de distance, de couper le poignet, ... Appliquez le principe.

Tout mouvement d’aikido est un mouvement unique décisif.

Il n’y a pas plusieurs mouvement en aikido. Alors pour comprendre cela il faut comprendre une notion IRIMI.

Lorsque l’on travaille un kumi-jo, un kumi-tachi, un awase de jo on travaille sur sequence de plusieurs mouvement. Il y aura à priori un seul mouvement décisif. Là est l’erreur chaque mouvement est decisif. Mais ne peut etre travailler comme tel sans rompre la continuite de l’exercice. C’est pourquoi la plupart des mouvements sont fait "en reculant" pour etre à distance, afin qu’uke puisse de nouveau attaquer mais tout cela est bien entendu qu’une adaptation pedagogique.

Jamais en aikido il n’y aura de frappe sur le jo, de protection, de parade, ..., tout ceci n’est qu’une adapatation de la realite (frappe, pique, projection) à des fins pédagogiques.

Alors comment realise go no awase pour revenir à l’exercice qui nous concerne ici. Et bien à chaque fois que l’on voudra une contuinité, une suite, un mouvement de plus pour etudier alors il faudra "casser la distance" et s’eloigner pour permettre à uke une nouvelle attaque, par contre quand l’exercice devra se terminer alors il faudra faire irimi. Et ce n’est pas le poignet que l’on coupe normalement mais la tete et tout ce qui suit. La distance au niveau du poignet n’est de nouveau qu’une adaptation pedagogique, qui permet de couper completement et d’avoir une distance ou uke ne sera pas en position de réattaquer.

Matthieu

Bonjour Matthieu,

Donc si j’ai bien compris ; je précise que je n’y entends pas grand chose dans le maniement des armes et je compte sur vos conseils pour m’éclairer ; la distance de coupe du dernier mouvement n’est qu’une adaptation pédagogique permettant à uke tachi de développer cette coupe.

Cette coupe est donc effectuée volontairement à une distance fausse.

Et ce, malgré que nous soyons à la fin de l’awase ?

Bonjour Maître, bonjour à tous.

Sans réponse, je me permets de revenir à la charge pour essayer de comprendre un aspect qui, je le pense, est fondamental.

Comme le précisait Matthieu dans sa réponse, il est évident que pour travailler une suite de mouvements au ken il faut "casser la distance" pour permettre le déroulement d’un awase.

Mais je voudrais cependant que vous m’expliquiez certains détails.

Comme je l’ai déjà demandé dans mon précédent questionnement je voudrais savoir pourquoi la fin de l’awase se termine "à distance fausse".

En effet, prenons par exemple le premier awase.
Si j’ai bien compris, sur itchi no awase, uke tachi sort de la ligne et vient couper en prenant la coupe de uchi tachi en position hito e mi.

Cependant, comme le montre votre série de vues sur la séquence relative à itchi no awase, cette dernière coupe ne se réalise pas à une distance permettant d’atteindre la tête d’uchi tachi ni même d’ailleurs son poignet (ou à peine) et pourtant nous sommes à la fin de l’awase.

Si j’insiste, c’est que j’ai été confronté plusieurs fois à des
enseignants sous entendant qu’un tel type de pratique avec une coupe "à distance fausse" n’avait pas de sens.

Loin d’accorder aveuglement crédit à cette remarque j’en appelle à votre jugement car selon moi, l’avantage d’une coupe telle que celle de l’awase est de permettre de développer complètement cette coupe et donc de travailler un geste entier et non une action "tronquée" qui bien qu’étant à distance plus proche car au niveau de la tête ne peut évidemment pas être développée.
Merci de bien vouloir me répondre pour faire la part des choses.

Bonjour Phil,

Je suis en déplacement pour une dizaine de jours. Je vous répondrai à mon retour.

Philippe Voarino

Merci pour votre réponse dans le cahier Happo giri.

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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