Au-delà de la méthode #73

Katate dori ude katame

On notera, comme dans les dossiers précédents, que ce n’est pas autre chose que le déplacement de tai no henka qui permet de réaliser ce mouvement d’immobilisation. L’entrée sous le bras d’uke, accompagnée de l’atemi, sont accomplis dans la moitié « irimi » du déplacement. La descente d’uke au sol est accomplie dans la moitié « tenkan » du déplacement.

Qu’on excuse cette manière schématique de décrire un processus qui ne peut pas en réalité être réduit à cette dualité simpliste. Il n’est pas possible en vérité de dissocier l’«irimi » du « tenkan » dans l’irimi-tenkan, c’est toute la raison d’ailleurs du trait d’union. Irimi-tenkan n’est pas décomposable en ses parties. Le Tout est Un, c’est-à-dire qu’il est unifié dans le jeu complémentaire d’aspects indissociables d’une même énergie. Pour dire les choses simplement, il n’y a pas une entrée et une rotation, il y a une rotation qui est à la fois l’entrée et la conclusion du mouvement. C’est cela aiki : l’énergie unifiée, et non pas, comme on entend souvent dire de l’Aikido, la voie de l’union des énergies, ce qui n’a aucun sens.

Encore une fois, il faut répéter qu’aucun mouvement d’Aikido n’est possible sans l’utilisation d’irimi-tenkan, parce qu’irimi-tenkan, par la puissance de rotation qui est mise en œuvre, est le seul moyen de déséquilibrer aisément un adversaire, et qu’il n’y a pas de mouvement d’Aikido sans déséquilibre de l’adversaire. Il n’y a pas non plus d’autre moyen qu’irimi-tenkan pour agir en sécurité par rapport aux différentes directions.

Philippe Voarino, spetembre 2017.

Commentaires

Bonjour,

Je m'interroge sur l'aspect "fondamental" de l'atemi au moment de l'entrée "irimi".

De deux choses l'une, soit il est sans puissance effective puisqu'il ne bénéficie pas de l'appui de la jambe arrière (en l'occurrence la gauche), soit s'il en bénéficie, il induit un mouvement d'aller et de retour par rapport à la rotation qui suit dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

Cette question me semble relever d'une logique similaire à celle décrite au numéro 18 de cette mème rubrique ("Au-delà de la méthode #18 KATA DORI MEN UCHI Comprendre où se trouve le moteur du mouvement").

Cela me semble également comparable au problème soulevé par la compréhension du sens de l'atémi miné au visage du partenaire dans le cadre de la méthode lorsqu'on réalise la technique kote gaeshi.

Bien cordialement.

http://www.aikido-wiki.org/Takemusu/Tsuki/Basics%20tsuki%20kote%20gaeshi...

a tous ceux qui ne pense que "martialité " dans la pratique de l'aikido juste une petite remarque : SAITO SHIHAN qui je pense ,ne peut pas etre considere comme "non martial" dans sa pratique (,ainsi que beuacoup d'autre ) a dit dans un de ses premiers livres que le fondateur lui avait dit, lorsqu 'il avait demandé a etre accepté comme eleve ,qu'il acceptait de le prendre comme eleve et lui enseignerait comment etre utile a la société. - je pense que certain confonde bu jutsu et budo...... salutations.

au sujet des atemis il semble qu'il y ait plusieurs possibilités - soit atemi desctructeur et dans ce cas pas de technique realisable puisque atemi "detruit" tout simplement attaquant - soit atemi pour "occuper" les possibilités de uké de reagir et dans ce cas technique possible - ne pas oublier que O SENSEI lui meme a dit IRIMI ET ATEMI pour definir aikido. chacun est libre de son choix . SAITO SHIAHN lui meme dans le livre BUDO ou il reprend les techniques du Fondateur demontre irimi et atemi sur une attque et NE FAIT RIEN D'AUTRE - une necdocte "rigolote" au sujet des atemis , une enseigante "donnait" une bise comme atemi au uké qui attaquait afin de demonter la capacité d'une action a "deranger" le mental de l'attaquant - sur ce bonne pratique . salutations .

bonjour, évidement que les techniques faites par SAITO sensei était non martial même si il connaissait j'en suis sur la version martial, il ne faut pas confondre faire mal(avec complaisance du uke) et etre martial!! faire une technique de façon martiale rapide et puissante est inenvisageable dans un contexte non martial, au sein d'un club. pas besoin d’aïkido pour être utile a la société!! bu jutsu=technique de guerre et budo =voie de la guerre en quoi il a t'il une différence? AIKIDO c'est la ruse qu'a trouvé OSENSEI pour continuer sur "la voie de la paix" !! fumisterie, mensonge disait t'il.. l'AIKIDO EST UN ART MARTIAL, point barre.c'est une étude avant tout pour moi et j’espère ne jamais a avoir a l'utiliser de manière expéditive mais si je devais protéger ma famille c'est sans hésitation, heureusement il y a des paliers possible dans cette violence et le but est de trouver la voie adaptée a l'agresseur. cdlt

bonjour KAKUTO, enfin un intervenant non complaisant qui pose aussi des vrai questions. évidement l'atémi est sans puissance dans ce cas précis car a contre sens du mouvement c'est bien pour cela que la technique est impossible et d'ailleurs comment glisser le bras dans le dos d'uke sur un uke non complaisant? voila pourquoi il faut renter de l'autre coté via un atémi et ensuite envoyer la technique si uke est suffisamment proche !!! une précision, l'atemi ne doit pas être puissant car sinon il n'y aurait pas de technique derrière, l'atémi viens avec le déplacement deuxième chose si l'atémi était puissant il n'y en aurait plus pour la technique, cqfd

Bonjour,

Voici ce que j’ai compris à la lecture de ce blog.

Les chroniques de cette rubrique ambitionnent de définir les caractéristiques essentielles d’un mouvement d’aïkido. Pour ce faire, maître Voarino, leur auteur, distingue en particulier deux niveaux de pratique, ce qu’il nomme « la méthode », et « au-delà de la méthode ». Si j’ai bien compris « la méthode » correspond à une simplification de la technique dans un but pédagogique, afin que le débutant puisse s’approprier pas à pas les bases du mouvement technique en éliminant un certains nombre de contraintes qui freineraient sa progression. Le mouvement tournant n’est pas éliminé mais limité à une rotation à 180°, avec un seul adversaire, ce qui est désigné sous le nom « d’aïkido en ligne », de kihon.

Cependant le mouvement d’aïkido véritable ne serait atteint qu’à partir du moment où la situation est envisagée dans le contexte d’une attaque multiple provenant des quatre directions. Le moteur du mouvement est défini comme une rotation de 270° qui permet tout en entrant dans un des quart de cercles situé autour de tori, d’échapper aux attaques venant des quatre directions, et dans l’idéal de mettre hors de combat deux assaillants.

Les différents articles « Au-delà de la méthode » donnent de multiples exemples de cette « évolution » à travers le travail des armes, les tachi dori ainsi que le travail sans armes. Plusieurs fois un détail qui semble contre-intuitif au niveau de la méthode trouve son sens au-delà. C’est le cas du changement de la main qui saisie le ken dans le n°54, de la forme spéciale du tsuki avec le ken du temps 2 de ki musubi no tachi dans les n°14 à 17, ou encore de la frappe cachée avec le pommeau du sabre dans le n°44 et 45.

Tout ça pour dire que dans le cas de cette vidéo, je ne vois pas très bien en quoi cet atémi est « fondamental » (du moins à mon niveau de compréhension) comme il est dit dans les premières secondes, puisqu’il semble contredire les principes décrits jusqu’ici dans ces chroniques. De plus il introduirait un premier temps qui laisserait le dos de tori vulnérable aux trois autres attaques. Ou alors, nous sommes dans le cadre de la méthode, et cet atémi acquière un sens différent et fondamental au-delà de celle-ci.

« dieu » votre réponse m’inspire plusieurs remarques.

Si l’on retire la martialité d’un art martial, que reste-t-il de celui-ci ? Reprocherait-on à un maître de l’art du thé de se préoccuper également que son breuvage soit bon ? Je conçois qu’à notre époque, le combat à main nue ou à arme blanches puisse apparaitre désuet. Cependant réfléchir à l’aspect martial me semble être dans ce domaine le seul gage d’authenticité et de rigueur.

Vous conviendrez également qu’accessoirement il peut être fort utile à soi-même de demeurer en vie. Et vous me pardonnerez cette boutade, c’est aussi la seule façon de conserver la possibilité d’avoir une quelconque utilité pour la société. Par ailleurs, l’efficacité martiale est digne d’intérêt (pour la société) dans le cadre de l’instruction des forces de police, ou de militaires comme historiquement l’aïkido fut parfois enseigné.

Opposer radicalement les termes bu-jutsu et budo me parait relever d’un faux débat. Les deux aspects me semblent plutôt comparables aux deux parties d’un iceberg. Le bu-jutsu étant l’aspect extérieur, observable et en quelque sorte mesurable, tandis que le budo serait l’aspect intérieur, opérant un changement subtil sur l’homme qui pratique le précédent.

Dans tous les cas la séparation entre ces deux aspects n’appartient visiblement pas à la conception du fondateur de l’aïkido. En effet son livre s’intitule justement Budo, et à de nombreuses reprises il emploie également le terme bu-jutsu pour introduire plusieurs chapitres. Cela signifierait-il que l’aïkido soit à la fois un budo et un bu-jutsu ? Qu’y aurait-il de choquant à cela ?

« GMD » le rôle de l’atemi est un vaste sujet. Toujours est-il que la situation que vous décrivez si elle est effective face à un adversaire, ne fonctionne pas dans les quatre directions. Le sujet, et l’intérêt de ce blog me semble justement d’apporter un éclairage sur cet aspect, c’est pourquoi je me suis permis d’en questionner la cohérence dans ce cas précis.

Mais peut-être remettez vous en cause que cet objectif soit réalisable dans toutes les situations ? Vous êtes parfaitement libre de le penser. Cependant dans ce cas comment comprendre cette citation tirée du livre Budo : « Quand tu es entouré par une foule d’ennemis, considère-les comme s’il s’agissait d’un seul attaquant ; quand tu fais face à un seul attaquant, considère-le comme s’il s’agissait d’une foule d’ennemis. » ?

Bien cordialement.

Salut Kakuto Bugei,

très belle écriture, sans faute d'orthographe et du contenu de pensée...il y a de la culture et un effort de compréhension et de partage dans tout cela; de plus, la rubrique vidéos, recherche de Philippe est très bien résumée sans confusion ou autre...

pour la question que tu poses sur l'atemi sur cette vidéo, peut-être se référer à l'entrée inverse, ou plutôt symétrique en hito e mi (ex: uchi kaiten) pour dire ou redire selon les mots d'O Senseî, que l'aiki c'est Atemi, pas uniquement sur celui qui est de face (d'ailleurs il n'a aucune puissance sur un jab de pied avant dans la boxe), mais dans toutes les directions, comme un poing ou une autre arme (chaîne, sabre, lance, marteau ,massue pour le moyen âge.....peu importe) mis en rotation, comme sur une toupie en déplacement, l'axe étant représenté par la colonne vertébrale avec son moteur de hanches , mais pas sur un point fixe....en respectant le principe "irimi tenkan", matérialisé lors du début de la pratique au dojo par "taî no henka".....

alors effectivement, cette vidéo semble peut-être un peu tronquée, entre la méthode et la réalité de l'Aîki pour ce qui est de l'Atemi, simplement en vertu de la pédagogie du stage, mais ne nous trompons pas, le véritable atemi n'est pas destiné au devant, mais vers l'arrière et côtés (droite ou gauche suivant le cas)...

Philippe dira certainement ce qu'il en pense, et je ne doute point qu'il soit insensible à ton écriture et raisonnement...quant à moi, ce ne sont que des supputations de l'étude que je vérifie chaque semaine de pratique.... encore un grand plaisir à te lire et à ta contribution éclairée sur ce forum. Tchuss.

bonjour je n'ai jamais pratiquer l'aikido pour me defendre et jamais enseigner comme tel - chacun est en droit de rever que l'aikido peut le sauver pour ma part je prefere etre dans le monde actuel si je dois me defendre - - trop de criteres sont a prendre en consideration dans le cas d'une agression (mains nues - - seul ou groupe - qui est visé moi ou un membre de ma famile donc probleme psychologique en prendre encompte car danger indirect pour moi et si on tue la personne de ma famille alors ???.- lieu ferme ou ouvert - public ou privé etc etc ) bref pour me defendre je prefere ne pas trop compter sur aikido tout betement mais plutot voir en fonction de ce que je peux trouver pour me defendre ...les cimetieres sont pleins de heros .....bon c'est vrai ils ont droits a medaille,honneur et fleurs ...si cela vous convient et vous attire pas de probleme et je comprends tres bien . .salutations . - les forums sont semblent ils les champs de bataille des "samourais des temps modernes "....

bonjour petit detail (mais qui a son importance) a tous les " valeureux samourais des temps modernes" sur le forum - O SENSEI en personne , apres a voir accepté de passer devant un peloton de l'armée (donc sous les ordres et selon un rituel bien precis) pour "esuiver les balles de ces tireurs, a REFUSE de relever le defi qui consistait a eviter la balle d'un tireur (chasseur indepnedant) du fait d'apres les propos du Fondateur ,que celui ci tuer avant mem d'avoir tirer...ma comprehension de cet episode est que le chasseur tirait "d'instinct" sans avoir a viser ni a respecter un quelconque ordre ou rituel.... l'intelligence est donc de ne pas relevé betement un defi lorsque l'on sait qu'il est perdu d'avance..idem pour dire je me defendrai grace a l'aikido....sautations .

bonjour kakuto, c'est vraiment agréable d'avoir enfin une personne neutre dans ce débat et merci de me contredire sans en rajouter.

Bon pour être clair l'atemi est une obligation dans tout les cas, j'ai toujours eu du mal avec la méthode SAITO car l'atemi venait au mauvais moment avec le recul je comprend pourquoi maître SAITO le plaçait de façon malencontreuse( foutu linéaire).

"mes" techniques fonctionnent EVIDEMMENT avec x adversaires et l'atemi est la justement pour passer devant uke et le "contourner" quoique.

Cela fonctionne même avec un uke très puissant alors que la version de Philippe est impossible. Il est hors de question de rester au centre des attaquants mais rien ne dit non plus qu'ils soient placés comme dans la méthode " autour de vous" donc il faut une loi qui régisse toute les situations et celle de Philippe n’atteint pas cet objectif, pour le moment.

Philippe a vraiment mis le doigt sur quelque chose d'essentiel mais le chemin me semble bien chaotique souvent, j'essaye d'apporter les meilleures éclaircissement dans un but honnête et ce malgré les critiques bien basse souvent .

cdlt

bonjour - desole mais je ne pense pas que SAITO SHIHAN pratiquait aikido lineaire ...d'ou l'incomprehension de sa pratique je pense - d'ou tous les avis sur les forums car une video ne represente jamais qu'une vision et non un "ressenti" donc bonne discussion a tous ceux qui aiments discuter - salutations.

Bonjour messieurs,

« dieu » l’anecdote que vous rapporter au sujet du l’esquive de balles est savoureuse, mais elle est malheureusement invérifiable (Et c’est la première fois que j’en entends parler…).

A vous lire, je me demande comment vous trouvez du sens à votre pratique. En effet, il est logique de penser que la base tout apprentissage vise à l’accroissement de l’efficacité dans l’exécution d’une tâche. Sinon à quoi servirait-il donc ? Peut-être la satisfaction que vous tirez de l’entrainement est-il le plaisir moteur, ou bien la compagnie de partenaires qui partagent votre passion ? J’ai l’impression que vous considérez l’aïkido comme une activité symbolique puisque pour vous son aspect concret relève selon vous du rêve.

Je veux croire que malgré tout vous seriez prêt à risquer de prendre un mauvais coup pour défendre un membre de votre famille comme vous l’écrivez. Pourquoi donc offrir si peu de confiance en une activité à laquelle vous consacrez une partie non-négligente de votre temps ? J’irai jusqu’à plaisanter en évoquant une certaine insuffisance de foi, ce qui ne manque pas de sel pour une personne qui a choisi un pseudonyme tel que le votre…

Pour ma part je pense que tout être humain à besoin de croire en l’accomplissement de ses actions les plus hautes, comme les plus humbles. Et si vous avez déjà souffert d’un lumbago, vous pouvez comprendre que le banal fait de lasser ses chaussures réclame d’une certaine manière de la foi.

Mais permettez-moi de vous racontez, moi-même une anecdote concernant un maître d’art martiaux. A des disciples qui se disputaient sur les vertus réelles ou supposées de différentes écoles d’art martiaux, et s’apitoyaient sur leur manque d’efficacité après une série de défaites dans des confrontations viriles (La petite histoire ne précise pas sous quelle forme exacte.), et qui voulaient introduire de nouveaux exercices pour y remédier, le maître rétorqua que leur manque d’efficacité ne provenait pas de l’art en lui-même, mais de leur manque d’approfondissement de celui-ci. Il leur dit également que l’efficacité ne découlait pas du choix de tels ou tels exercices, mais de la maîtrise des personnes qui les pratiquaient.

Imaginons par exemple un affrontement entre deux combattants sportifs, disons des pratiquants de MMA, puisqu’ils sont à la mode, et ne peuvent pas être accusés de se prendre pour des « valeureux samouraïs des temps modernes ». Ils sont au sommet de leur sport après des années d’abnégation, et ils ont suivi une préparation intensive en vue d’un championnat du monde, etc. Le combat a lieu, et au final il se solde par la victoire éclair d’un des opposants. Va-t-on dire que l’efficacité du MMA est indéniable ? On pourrait tout aussi bien dire qu’elle est dérisoire, si l’on considère la performance du perdant. Tout cela pour illustrer le fait que l’efficacité est bien « relative » aux personnes plus qu’à une discipline.

Pour en revenir à votre expression sur les « valeureux samouraïs des temps modernes », je vous dirai également que cette façon de renvoyer vos interlocuteurs à un anachronisme relève d’une posture de supériorité morale. C’est une manière détournée d’asséner un argument d’autorité, de « botter en touche » afin de ne pas répondre à une question légitime qui dérange. Ne croyez pas que je vous réduise à cette expression, j’ai déjà entendu ce genre d’arguments de nombreuses fois dans la bouche de diverses personnes. En ce qui me concerne je crois que l’occurrence d’une erreur n’en fait pas une vérité.

Eric je vous remercie pour votre gentil commentaire. Soigner son écriture me parait la moindre des corrections vis-à-vis de ses interlocuteurs, et c’est également un moyen très efficace de structurer sa pensée.

Faire un effort pour se faire comprendre est la condition nécessaire pour communiquer. Mon but en participant à ce forum est d’échanger des idées, y compris à travers des critiques qui se veulent constructives.

Loin de moi de vouloir ergoter avec vous sur un sujet que vous maitrisez sans conteste mieux que moi puisque j’ai compris que vous participiez à des stages de l’auteur des articles figurant sur ce site.

Cependant vos réponses m’ont amené à réfléchir, et à revenir sur certaines vidéos et certains articles. Selon l’adage « le diable est dans les détails » (L’expression originelle étant parait-il « Dieu est dans les détails » par ailleurs), alors comprenez que je joue en quelque sorte mon inspecteur Colombo, en vous révélant ce qui me chiffonne.

Venant en au fait. Premièrement, je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites que « le véritable atemi n'est pas destiné au devant, mais vers l'arrière et côtés (droite ou gauche suivant le cas)... », pour la raison que de nombreuses vidéos de cette rubrique « Au-delà de la méthode » en font état. C’est le cas dans les vidéos n°8, n°4, et en particulier de la n°36 dans laquelle maître Voarino mime à plusieurs reprises un atémi porté sur deux partenaires (situés aux extrémités d'un même cadran) à l’occasion d’une explication ayant trait aux déplacements.

Par ailleurs dans certaines vidéos avec armes la première partie de la coupe porte sur l’assaillant placé devant Tori (n°10). Vous objecterez peut-être qu’il s’agit d’une attaque avec armes, et non point d’un atemi. Ce à quoi je vous répondrai que la question des atemi (surtout en aikido) me semble un problème complexe, que l’on peut néanmoins simplifier en l’identifiant aux attaques avec armes, car les armes opèrent comme des « lentilles grossissantes » à partir des mêmes déplacements.

Et puis ne pourrait-on dire qu’un atemi (littéralement coup porté sur le corps) est une attaque dans laquelle une partie du corps est utilisée comme une arme (par exemple la main sabre), tandis qu’une attaque avec arme n’est qu’une attaque avec le corps dans laquelle la main est prolongée par une prothèse ?

C’est peut-être d’ailleurs ce que vous suggérer quand vous écrivez « comme un poing ou une autre arme ».

Je ne suis pas non plus tout à fait d’accord avec vous quand vous dites que « d'ailleurs il n'a aucune puissance sur un jab de pied avant dans la boxe », car il existe un moyen d’obtenir la puissance sur un coup de la hanche avant en le transformant momentanément en un coup de la hanche arrière (comme démontré magistralement dans l’article « Aiki ken #11 – L’irimi d’O Sensei – 4ème Partie »).

Pour l’anecdote, ces « changements de garde instantanée » ont été, et restent employés empiriquement par des grands boxeurs.

De plus, cela pose le problème de l’attaque shomen en tai jutsu, « ce coup dévastateur qui accablera l’ennemi » pour reprendre les propres mots du fondateur, et qui est bien un coup du côté de la jambe avant y compris dans la méthode Saito.

Ce qui est d’autant plus étrange que le shomen initie la quasi-totalité des saisies dans cette pédagogie (si l’on développe toute la séquence qui amène la saisie).

L’hypothèse concernant la similitude avec « uchi-kaiten » et son atemi me gêne également car la rotation s’effectue justement dans le sens inverse de celle démontré de la vidéo, ce qui est très différent.

GMD, je citerai de nouveau en exemple la vidéo n° 36, pour vous contredire (sans en rajouter). En effet une impossibilité tactique qui disqualifie le fait de « passer devant uke et le "contourner" » y est décrite . Cette impossibilité est que vous ne pouvez pas croisez les lignes…

De plus j’ajouterai que si vous contourner Uke, c’est lui qui est le centre, et vous la périphérie.

Bien sûr une situation réelle diffère toujours de la modélisation théorique décrite par le cercle de 360° (dans lequel je suis situé au centre). Il s’agit d’une représentation mentale, utile quand on souhaite proposer une explication. Toujours est-il qu’on peut se représenter n’importe quelle situation à partir de ce modèle théorique. Evidemment les agresseurs peuvent se répartir plus favorablement dans un secteur que dans l’autre. Et alors, où est le problème ?

O sensei s’est donné pour contrainte dans l’élaboration de sa stratégie de combat de faire face à la situation la plus difficile. Et c’est bien celle où l’on est entouré par les ennemis qui est la plus difficile, et non pas celle où ils déferlent à partir d’un secteur déterminé, ou encore mieux à la file indienne.

Le récit de la bataille des Thermopyles où dit-on 300 spartiates, résistèrent aux 40 milliers de combattants de l’armée d’invasion perse en tenant leur position dans un défilé, illustre parfaitement cet argument. Ils ne furent défaits qu’à la suite d’une trahison qui livra un moyen de les contourner par le sentier d’Anopée.

Vous me répondrez sans doute pourquoi donc vouloir définir une telle stratégie ? Pour ne plus avoir à s’en préoccuper par la suite ! Car comme tout apprentissage l’habileté martiale, est avant tout l’acquisition d’automatismes que l’on exécute d’une manière de plus en plus instinctive avec l’accroissement de la maïtrise. Qui d’entre nous par exemple réfléchit à l’enchainement des gestes nécessaires pour lasser ses chaussures ? De même la conduite automobile nécessite un apprentissage, avec ses règles, qui une fois maîtrisées ne nécessite plus l’emploi de la pensée réflexive, fort utile hors contexte mais trop lente pour répondre aux situations sans cesse changeantes de la circulation.

Le chemin semble moins chaotique lorsque qu’on peut s’appuyer sur une méthode éprouvée (au sens quasi scientifique du terme), c'est-à-dire dont la théorie permet de prédire un résultat.

Vous n’êtes pas non plus sans ignorer qu’il se raconte qu’il fut un temps où O sensei, validait les grades de ses élèves dans des confrontations provoquées dans des bars mal famés. C’est peut-être la « légende dorée », mais peut-être pas.

Bien cordialement.

bonjour je ne suis pas toujours d accord avec Dieu ,mais dans les faits il vaut prendre avec grande delicatesse l aspect "martial" ,car il depend de tres nombreux aspects et qualités intrinseques a chacun . bien entendu l Aikido est à mes yeux un art profondemment martial ,mais une fois de plus il l est lorsqu il est placé dans son contexte ( champ de bataille ,duel au sabre ..) il me semble que la triste réalité est que lorsque l on monte sur un ring par exemple face a un boxeur ou un karatéka ( je ne parle pas des demonstrations de Mr Tissier ) je parle de vrai pratiquants art pieds poings ,il sera simplement impossible de placer la plupart des techniques citées precedemment ,car ce n est pas le contexte . a traiter avec grande précaution la notion de martial . comme cité plus haut de nombreux officiers de police ou militaire ppourraient coroborer ce qu e j essaye d exprimer . cdt Serge

le fondateur a dit : l'aikido est l'etude de l'esprit - tout est dit - en ce qui concerne le fondateur ,comme d'ailleurs beaucou d'autres "icones "on ne retient souvent que le "bon coté" et non pas la face caché des personnages . chacun est libre de retenir ce qu'il souhaite - la comparaison avec des combattants mme n'a as lieu d'etre puisque l'aikido n'est pas ,a mon avis ,un "sport" - mais la aussi chacun peut faire ce qu'il veut - quand a l'eeficacité des arts martiaux de nos jours ,chacun est libre de sese choix - face a un fusil d'assaut le miensera t vite fait ...... libre a chacun de croire ce qu'il veut ,tres honnetement cela n'a aucune importance pour ma pratique de l'aikido - on voit ou les detenteurs de verité absolue menentle monde ,aussi bien en politique qu'en religion.....de plus beaucoup semble aussi oublier que le fondateur a étémalade toute sa vie au niveau intestin,suite a un defi absurde qu'il avait accepté de relever face a un "yogi" boire une quantité importane d'eau tres saléee !! c'est peut etre une des raisons qui a fait qu'il avait essayé de convaincre le gouvernement japonais de ne pas entrer en guerre contre les usa (qui avait l'arme atomique ) le defi etait stupide et le japon en a payé le prix ... bonne pratique et pas la peine de trop croire au surnaturel... comme le dit un proverbe japonais (que j'adore pour sa justesse) IL FAUT HONORER LES DIEUX ET NE JAMAIS COMPTER SUR EUX .

en ce qui concerne tous les combats (hors guerre) ils ont tous des REGLES n'en deplaise a beaucoup - la guerre n'a pas de regle sauf une : survivre" ce qui en fait une horreur pour la plupart des gens ! a ce sujet la aussi une anecdocte d'un moine qui avait accepté le defi d'un judoka . immobilisé au sol et sur le oin d'etre vaincu qu'a t il fait ce simple moine ... il a broyé de sa main les parties "intimes" du judoka qui sous la douleur a relaché son immobilisation - le judoka a protesté a disant que cela etait interdit et le moine a simplement dit : moi je ne suis pas judoka,je suis simplement moine !!! donc chacun ses croyances et la plus dangereuse pour moi et celle de croire que l'on est superieur...demander a un chien enragé de ne pas vous mordre.... je doute qu'il vous ecoute ....salutations .

Bonjour Kakuto Bugei.

Vous avez parfaitement raison. L'atemi avec la main non saisie est en opposition avec le sens de rotation du corps si on exécute cet atemi tel qu'indiqué sur la vidéo.

Voilà un très bon exemple de la difficulté qu'il y a à dépasser les automatismes que la pratique de la méthode a installés dans le corps au cours de dizaines d'années d'apprentissage. Car la manière de faire démontrée ici est bien l'enseignement que j'ai reçu à Iwama de maître Saito. Je n'ai pas été assez vigilant, j'ai laissé passer dans un article consacré au dépassement de la méthode une pédagogie qui appartient encore au registre de la méthode, et je vous remercie d'avoir relevé ce point.

Je vous en remercie infiniment pour la raison suivante.

Je sais que le message que j'essaie de faire passer est bien reçu par les élèves qui me suivent sur les tatamis des différents pays où j'enseigne, parce que j'ai avec eux un contact direct et donc la possibilité d'observer leur évolution au fil des années, et de vérifier ainsi leurs acquis dans ce domaine. Mais il m'est très difficile de mesurer l'impact des informations que je donne sur ce site auprès des pratiquants que je n'ai jamais rencontrés et que je ne peux toucher que par le biais de quelques vidéos et de quelques explications écrites. Le fait que vous ayez vu la contradiction de cette vidéo avec ce que j'essaie de faire comprendre quant au déplacement irimi-tenkan de l'Aikido démontre que vous avez compris de quoi il s'agit, et que le travail que j'accomplis ici n'est donc pas complètement inutile. Même s'il ne connaît pas la personne qui débouche un jour la bouteille, c'est une grande satisfaction pour celui qui l'a jetée à la mer de savoir que quelqu'un, quelque part, a lu le message qui s'y trouvait enfermé et y a été sensible.

Philippe Voarino

Bonjour Kakuto Bugei.

L'attaque shomen en tai jutsu, « ce coup dévastateur qui accablera l’ennemi », n'est un coup porté à partir de la jambe avant que dans les ultimes solidifications et simplifications de la méthode, que l'on trouve dans les ouvrages de maître Saito publiés à la fin de sa vie. Mais maître Saito n'enseignait pas cela vingt ans plus tôt. Et si vous reprenez les ouvrages Traditional Aikido des années 1970, vous en aurez la confirmation p. 44 et 45 du volume 3 et p.31 du volume 5. Shomen uchi est un coup porté à partir de la hanche arrière, ce n'est qu'ainsi qu'il peut avoir cette puissance "dévastatrice".

Philippe Voarino

bonjour - la difference (pour moi) entre un bujutsu et un budo ,tres simle : les techniques dans la pratique d'un bujustsu sont faites pour detruire le plus rapidement possible l'attaquant, les techniques dans la pratique d' un budo(meme si elles sont identiques ) sont faites pour "elever son ame". c'est pour cale que je dis que beaucoup confondent BUJUTSU et BUDO..... salutations . bonne pratique

Salut Philippe,

donc mis en rotation dans le principe irimi-tenkan, l'atemi délivré de la "méthode" linéaire de maitre Saïto, est en réalité destiné aux arrière et extérieur ? c'est ce que j'en comprends depuis...que tu as mis la lumière dans des années d'obscurité... Merci.

bonjour Philippe,

Vous reconnaissez que l'atemi( lineaire) n'est pas judicieux cependant il existe dans la méthode SAITO de ce fait ne pensez vous pas que la raison c'est que la technique doit se faire dans le sens horaire avec saisie migi hamni.

cordialement

bonjour kakuto,

vous dites, "De plus j’ajouterai que si vous contourner Uke, c’est lui qui est le centre, et vous la périphérie". c'est faux et vrai en même temps, je me surprend souvent a faire des erreurs volontaire pour faire comprendre la réalité d'un mouvement en cela je repense aux erreurs volontaire de SAITO dans la méthode

essayons de comprendre cela," VRAI" il est évident que je ne peux prendre la place de uke pendant la rotation et personne ne le peux SAUF un SUMOTORI, de ce fait je vais contourner uke pendant mon atemi et entraîner immédiatement uke après mon taino henka, une précision le bras d'uke est entraîner des le début de la rotation mais son corps ne suivra que quand ma hanche me donnera la puissance de le faire suivre.

la pénétration de l'atemi doit fragiliser la stabilité d'uke SINON c'est du vent!

Je vais même vous prendre a contre-pied, que faites vous dans TAINO HENKA ? si ce n'est contourner uke!! dans toute les techniques il FAUT contourner uke c'est une évidence PHYSIQUE!!

maintenant pourquoi "FAUX", parce qu’après mon taino henka je deviens le centre et uke tournera dans MA périphérie.

le modele de deplacement de Philippe dans les huits directions ne focntionne pas,bien qu'il soit interressant sur la forme. c'est un fait ce pré requis est une abération car au moment meme ou clea

merci encore pour vos interventions. cordialement

bonjour kakuto,

vous dites, "De plus j’ajouterai que si vous contourner Uke, c’est lui qui est le centre, et vous la périphérie". c'est faux et vrai en même temps, je me surprend souvent a faire des erreurs volontaire pour faire comprendre la réalité d'un mouvement en cela je repense aux erreurs volontaire de SAITO dans la méthode

essayons de comprendre cela," VRAI" il est évident que je ne peux prendre la place de uke pendant la rotation et personne ne le peux SAUF un SUMOTORI, de ce fait je vais contourner uke pendant mon atemi et entraîner immédiatement uke après mon taino henka, une précision le bras d'uke est entraîner des le début de la rotation mais son corps ne suivra que quand ma hanche me donnera la puissance de le faire suivre.

la pénétration de l'atemi doit fragiliser la stabilité d'uke SINON c'est du vent!

Je vais même vous prendre a contre-pied, que faites vous dans TAINO HENKA ? si ce n'est contourner uke!! dans toute les techniques il FAUT contourner uke c'est une évidence PHYSIQUE!!

maintenant pourquoi "FAUX", parce qu’après mon taino henka je deviens le centre et uke tournera dans MA périphérie.

l'idée des huit direction est une erreur pour moi, la réalité c'est 180° car il ne faut pas confondre possibilité de déplacement en situation martiale ou non martial, c'est très vaste débat . l'idée D'OSENSEI reprise par Philippe est un pré requis bien atypique car inenvisageable dans un contexte martial pour une simple raison le uke en dehors de votre champs de vision est ingérable!! attention je ne dit pas qu'il ne faut pas étudier cette situation mais avec une approche différente.

merci encore pour vos interventions. cordialement

Bonjour messieurs,

Serge, il me semble paradoxal de dire que l’aïkido ne serait valable que dans un contexte de « champ de bataille » et de « duel au sabre ». Cela reviendrait à affirmer que O sensei a crée un art obsolète avant même d’être né. En effet en 1935, cela faisait déjà pratiquement 65 ans (début de l’aire Meiji) que le port du sabre avait été interdit. La conformité à la mécanique céleste qui fonde en principe la technique de l’aïkido aurait-elle une date de péremption qui la relèguerait au fond d’un musée? Cela n’aurait aucun sens.

Je me suis déjà exprimé sur l’opposition entre Budo et Bujutsu qui me parait inadéquate. Vis-à-vis de la sélection des techniques (pour répondre à « dieu ») moins dangereuses par le(s) budo(s) par rapport à celles des bujutsu, je pense que cela dépend des cas. C’est vrai pour certains budo en particulier ceux qui ont évolué vers le sport (Judo et karaté sportif). C’est faux pour l’aïkido puisque toutes les techniques portées sans retenues sont censées être mortelles. C’est faux également pour un art aussi épuré que l’Iaido où je ne vois pas très bien comment un coup de sabre pourrait être anodin.

En revanche une confusion bien plus profonde me semble être celle qui est entretenue entre un art martial et un sport de combat. La distinction a été décrite par d’autres en long en large en travers (notamment maître Henri Plée qui a signé la préface de l'édition française du livre Budo). Je me bornerai pour ma part à quelques observations concrètes.

Quand on monte sur un ring, on est évidemment pas dans un contexte de combat martial. On est dans un contexte sportif. La surface souple du ring amortit par exemple les chutes dans le but d’éviter en premier lieu les fractures du crâne, parfois mortelles dans le contexte d'une bagarre de rue lorsque l'une des personnes impliquées dans la rixe s’effondre inconscient après un coup au visage. Imaginez par contraste, l’effet d’un koshi nage sur ce genre de sol en béton...

Conservons si vous voulez bien ce contexte de la confrontation fortuite dans la rue qui me semble moins artificiel qu'un éventuel match entre un pratiquant d'aïkido et un boxeur, qui s'il a lieu dans les règles de la boxe ne reviendrait en fin de compte qu'à mettre en opposition un combattant expérimenté dans cette discipline face à un débutant ignorant de celle-ci. Que dirait donc un adepte des sports pieds-poings, si l’on lui saisissait le poignet en gyaku hanmi katate dori après qu'il a porté un direct du gauche (Je vous assure que c’est bien plus facile que vous ne le pensez, sinon les boxeurs ne pareraient pas ce genre de coups des dizaines de fois par round.) ? Et l’on pourrait tout aussi bien lui saisir la manche (Et oui dans un contexte de confrontation fortuite dans la rue on n’a pas forcément le temps de se changer.). Si ensuite on le déséquilibrait simplement en pivotant vigoureusement tout en le tirant vers le bas (Ce qui lui ôterait du même coup toute possibilité de porter un coup de pied.), pour lui asséner un tsuki avec la première articulation du majeur dans les côtes flottantes (ce qui coupe la respiration) , ou pire encore en lui portant un banal yokomen à la nuque ? Il n’y a pas d’arbitre dans ce contexte pour faire respecter les règles de la boxe pieds-poings (les "règles du jeu" puisque étymologiquement sport signifie "jeu"), et empêcher les accrochages, qui nuisent au spectacle, et sont pourtant si fréquents sur un ring. Evidemment cela n’enthousiasmerait pas non plus les spectateurs d’une démonstration à la « Nuit des arts martiaux » de Bercy. Et cela ne serait même pas de la belle technique d'aïkido de haut niveau (et peut-être même pas de l’aïkido tout court au sens de ce blog, on ne prend pas toujours la peine de mesurer si la rotation a été complète dans ces situations d'urgence ,sauf si c'est devenu un "réflexe conditionné"). Disons que ce serait juste une réponse technique à minima dans une situation qui nous impose une réaction immédiate. Je ne vous parlerai même pas du nombre élevé de boxeurs qui se sont cassés la main sur un front dans des bagarres, notamment Mike Tyson (contre un ancien adversaire Mitch Green sur un parking) pour ne citer qu'un exemple fameux.

Par ailleurs concernant, l’argument de l’expertise des policiers et des militaires, je rebondirai sur votre remarque pour clarifier l’usage que ces derniers font des sports pieds-poings à travers l'exemple des reportages télévisés sur le sujet. Vous remarquerez que dans ces nombreux reportages dits "en immersion", on peut observer les stages de sélection des nouvelles recrues organisés par les cadres des troupes d’élites. Ce fut le cas dans la police (GIPN, RAID), dans la gendarmerie (GIGN), ou parfois dans l’armée… Immanquablement le stage en question se termine par une séance de sparring pieds-poings. La scène filmée montre dans un premier temps les stagiaires qui s'affrontent entre eux, puis dans un second temps un ou deux instructeurs (en général ceux aux gabarits les plus impressionnants) qui croisent les gants avec certains stagiaires. Ce genre de mise en scène devant les caméras répond évidemment à un objectif de "communication" : repérer les stagiaires qui représentent un challenge minimum pour les instructeurs afin de les valoriser (car à vaincre sans péril on triomphe sans gloire) sans toutefois risquer de les aplatir en public (ce qui la "foutrait mal" vous en conviendrez). Cependant les cadres des troupes d'élite étant des gens sérieux cette séquence possède néanmoins un objectif opérationnel dans le cadre de ce stage de sélection. Les observateurs ne cherchent pas , à leur propres dires, à déceler la virtuosité technique (la majorité des stagiaires boxe pour la première fois), ou l’efficacité des coups portés en vue de futures interventions (celles-ci se font au fusil d’assaut, et le combat au corps à corps y est d'une utilité toute relative). Ils cherchent essentiellement à sélectionner un tempérament particulier, celle du "battant agressif" (sans pour autant être kamikaze). On pourrait résumer ce tempérament par l’expression : « la brute qui se maîtrise ». Il faut en effet des gens assez courageux, déterminés et téméraires pour monter à l’assaut sous le feu nourri d'un forcené, mais également suffisamment disciplinés pour ne pas mettre en péril le groupe par inconscience, et respecter les consignes définies à l’avance. Les policiers, et les militaires utilisent par conséquent avant toutes choses les sports pieds-poings comme un outil de sélection (et également comme un moyen de maintenir la condition physique, et un certain "fighting spirit" par la suite). Et il est aussi vain de croire que cet outil de sélection forge les qualités innées qu’ils révèlent, que de croire que la pratique du basket-ball fait grandir. Le basket-ball ne fait pas gagner le moindre centimètre, il sélectionne les grands car c’est un avantage en compétition. De plus les individus de grande taille se tournent volontiers vers ce sport où ils savent que leurs proportions anatomiques sont valorisées. De même on retrouve les individus les plus « bagarreurs » dans les sports pieds-poings car c’est un indicateur de succès. Ceux qui les choisissent y trouvent aussi leur compte, car ces sports conviennent bien à leur appétit pour donner des coups violents, faire la démonstration de leur courage, dominer un congénère, et être admiré par un public populaire avide de spectacle.

Et l’aïkido dans tout cela me direz-vous ? Et bien le moins que l’on puisse dire c’est que l’aïkido, et en particulier dans sa version édulcorée (cf l’aïkido des villes à Tokyo versus l’aïkido des champs à Iwama), n’attire pas du tout, ni ne sélectionne, le même type d’individus… Je laisse à chacun le soin de définir ce type de pratiquants. On peut cependant constater que les uns raffolent des jeux d'opposition violents et y excellent, les autres les trouvent plus ou moins répugnants, contraire à leurs conceptions, et ne pratiquent aucun des exercices spécifiques qui permettraient d'y prendre part. Toute confrontation hypothétique sur un ring tournerait donc au désavantage de l'aïkidoka lamba.

Quant aux démonstrations chorégraphiées, elles sont plus proches de la mise en scène théâtrale que d'un combat quel qu'il soit. Il faut évidemment comparer ce qui est comparable, et distinguer ce qui par nature radicalement différent dans le fond, quand bien même il existe une similitude dans la forme. C'est pourquoi les arts martiaux considérés comme un voie martiale sont bien distincts des sports de combat, comme il le sont du combat de survie, du défit entre deux adeptes issus de différentes écoles (qui nécessite toujours une négociation préalable sur la forme de celui-ci), tout aussi bien que de la self-défense pure, ainsi que de la bagarre de rue, de l'agression crapuleuse ou sexuelle, de l'attaque d'une bête féroce, ou de la guerre menée avec l'arsenal moderne, ou pour finir de je ne sais quoi encore. S'il faut aborder la question de la martialité avec délicatesse, c'est par dessus tout en étant attentif à ne pas se tromper de registre, pour ne pas tout mélanger, et demeurer dans la confusion la plus totale.

« dieu », il y aurait tant à dire sur vos paragraphes où tout semble tohu-bohu" comme au début de la Genèse. Je vais donc chercher comme qui dirait un angle…

La formule : « IL FAUT HONORER LES DIEUX (et les Bouddhas) ET NE JAMAIS COMPTER SUR EUX . » provient du Gorin-no-sho (Traité des cinq roues) attribué au célébrissime Miyamoto Musashi, « valeureux samouraï des temps passés », de maintes fois victorieux dans des duels à mort (dont une soixantaine d’officiels) ou dans des confrontations toujours à mort contre plusieurs adversaires. Vous l'avez compris, ce n’était certainement pas un enfant de cœur, et je suis persuadé qu’il ne partagerait pas votre vision du Budo même si vous le prenez en référence, c’est du moins ce que l’on comprend à la lecture de son traité. Il préférait compter sur sa technique (qu’il appelait la « main vivante », c'est-à-dire dans son langage applicable, par opposition à la « main morte » inapplicable en combat) pour terrasser ses ennemis (dont certains parmi les plus redoutables maîtres d’armes de son temps).

Selon la légende, mis en image par le cinéaste Akira Kurosawa, le jeune prodige qui n’avait pas encore pris le nom de Musashi, aurait été tout de même capturé par la ruse d’un moine zen prénommé Takuan Sōhō (encore un moine décidément) qui l’aurait ensuite suspendu à un arbre pour l’obliger à méditer sur sa vie. C’est peut-être là l’explication qu'il ait gardé une dent contre la religion, ce qui transparait dans la phrase que vous rapportez…

Il y a peu, j’ai visionné une interview de maître André Nocquet, dans laquelle il déclarait que « L’aïkido est né dans un tempête de neige… » . En effet l’idée de l’aïkido aurait germé dans la tête d’O sensei alors que son maître Takeda Sōkaku lui intimait l’ordre de sortir à l’extérieur de leur abri tandis que faisait rage un blizzard intense. Maître Takeda demandait à son disciple de chasser les fantômes des hommes qu’il avait jadis tués, et qui le hantaient. Je dois dire que cette interview m’a amené à m’interroger sur la crédibilité et le sérieux de ce genre de récit, et sur la crédulité de ceux qui les prennent au premier degré.

Je me demande bien quel serait justement votre choix « vite fait » face à un fusil d’assaut. Vous avez tord de négliger le sport, par exemple le tir sur cible, car le "Kalachinkovdo" qui permet d’enlever son arme à un tel assaillant n’a pas encore été révélé.

Plaisanterie mise à part, votre remarque sur la technique du Bujutsu qui me semblait relever du pléonasme (du type "monter en haut" ou "descendre en bas"), puisque jutsu signifie justement technique m'a d'abord fait sourire. Elle m'a ensuite amené à préciser ma pensée, et je vous en sais finalement gré.

Le Bujutsu est inclus dans le Budo, comme le noyau est inclus dans la pêche. Sans son noyau la pêche perd son caractère de pêche pour ne devenir à la limite que des cerneaux. Il manque quelque chose à la pêche dénoyautée pour conserver sa plénitude.

Il faut redonner à chaque mots leur sens comme l'affirme Confucius, car les mots permettent de raisonner et évite la confusion.

En matière de guerre on ne parle effectivement peu de "règles", toutefois vous le verrez, il y en a), mais plutôt de "conventions". C'est donc à travers des conventions plus ou moins strictes d'ailleurs que s'opèrent le choix entre les techniques guerrières autorisées, et celles qui ne le sont pas (des conventions dont on peut dans l'absolu toujours s'affranchir dans le feu de l'action). En temps de paix, on applique en général un "règlement militaire" qui ne vaut pas en temps de guerre où s'applique "la loi martiale". A la limite, on met en oeuvre des "règles de sécurité" lors des exercices d'entraînement.

Ces règles de sécurité ne sont pas les mêmes que les "règles du jeu" qui circonscrivent le "fair-play" dans les sports(jeu) de combat (Où les pratiquants subissent très souvent à long terme de graves séquelles neurologiques comme dans tous les sports de contact. Ce qui démontre que si l'on se préoccupe uniquement de leur sécurité à court terme, pour ne pas nuire à la sensibilité et spectateurs, ou s'exposer à des poursuites devant les tribunaux, et que l'on se soucie de la santé des professionnels comme d'une guigne. Il n'y a qu'à voir comment vieillissent les champions de boxe, ou de football américain.).

A bien y réfléchir, il n'y a rien plus éloigné que la guerre de "l'instinct" de conservation qui mobilise lui des "réflexes" de survie. On y tue ses congénères (ce que les mammifères ne font pas d'ordinaire), et on y risque inconsidérément sa vie.

Penser un instant à l'état d'esprit des combattants dans l'expérience paroxystique de la guerre de tranchée à Verdun. J'imagine que leur instinct de conservation leur crie de ne pas quitter leur abri alors que les balles fusent et que les obus explosent déchirant la chair des belligérants. Leurs officiers qui obéissent aux "ordres" venus de l'arrière, ne peuvent qu'invoquer un quelconque "code" de l'honneur avec ses "règles" relatives qui doivent paraître bien vagues en ces circonstances, afin de les contraindre à monter au créneau. Si besoin est, à l'aide de leur arme de poing, et avec le secours de la gendarmerie, ils imposent les "règles" d'une discipline de fer. En dernier ressort, ce sont tout de même les "règles" du droit militaire leur garantissant de passer devant un peloton d'exécution en cas refus d'obéïssance, que les "préceptes" moraux ou les "considérations" patriotiques qui les empêchent d'envisager la fuite.

Quant à l'argument de faire face à un chien enragé, ou à tout autre animal féroce (censé clouer définitivement le bec des adeptes des arts martiaux), vous avez raison ce n’est pas en se croyant supérieur que l’homme a depuis la préhistoire résolu ce problème, ni même en suppliant le fauve ou le canidé. Mais c'est en se munissant d’une arme (en général une lance puisqu’elle permet de maintenir ses distances avec les crocs et les griffes). Et face à une meute de loups affamés me direz-vous ? Et bien il reste l’alternative de sauter dans le tas en criant « Odin » comme vu dans le film avec Kirk Douglas : « Les Vikings ». Il y a aussi une option que vous devriez connaître "dieu", celle du prophète Daniel qui passa trois jours dans la fosse en fermant la gueule du lion.

Cela dit en passant, on ne peut pas non plus imputer à la possession de l’arme atomique par les USA, le fait que Morihei Ueshiba ait cherché à user de son influence pour convaincre le gouvernement du Japon de ne pas entrer en guerre, pour la bonne et simple raison que l’arme atomique ne fut inventée que plus tard.

Pourquoi pas alors ne pas avancer comme motivation à l'acte de cet homme, tout simplement la sagesse? Cela me semble une raison amplement suffisante.

Car c'est une lapalissade que de dire que la paix est toujours préférable à la guerre. Qui peut le plus, peu le moins. Si le plus frustre des êtres humains est en mesure de comprendre qu'il est dans l'intérêt collectif de maintenir la paix. Combien davantage un homme de la trempe, de la spiritualité, de l'expérience d'Osensei devait donc le saisir avec acquité.

Bien cordialement.

Bonjour maître Voarino,

Je vous remercie pour cet éclaircissement à propos de la technique shomen uchi qui je le crois n'a pas encore livrée tous ses secrets.

Vos remerciements à mon égard me mettent dans l'embarras, car je n'ai fait que relever une très petite imperfection en rapport à la masse de travail que vous avez accompli, et bien voulu partager sur ce site.

Je vous remercie en premier lieu pour avoir remis au goût du jour par vos explications le livre "Budo". Je connais la polémique sur l'évolution de l'aïkido, et le fait que vos détracteurs disent que cet écrit est dépassé, qu'O sensei a modifié jusqu'à la fin de sa vie sa conception, et a fait évolué sa technique en conséquence, etc.

J'ai bien compris que vous n'adhérez pas à cette thèse, et que pour vous l'essentiel était déjà là en 1935.

Je comparerais simplement votre démarche à celle d'un historien rigoureux qui s'appuie avec méthode exclusivement sur des documents authentifiés, et identifie ses sources. C'est comme cela que je comprends votre attachement à vous référer notamment à d'anciennes photos d'O sensei en dernière analyse. Je me permets de citer en illustration un passage d'un de vos articles qui m' a interpellé particulièrement : "Car une chose essentielle ne doit jamais être perdue de vue : au bout du compte, l’irimi d’O Sensei est le seul qui puisse et qui doive faire autorité, au-delà de toutes les méthodes qui ont vu le jour après la mort du Fondateur, des plus sérieuses et des plus proches de son enseignement, aux plus fantaisistes et aux plus éloignées."

Que possédons nous d'autre que ce livre, et que ces photographies (et aussi vidéos) en noir et blanc, pour comprendre la pensée du fondateur, et nous représenter précisément le mouvement corporel conforme au principe sur lequel il a synthétisé son art?

Sinon on n'est obligé d'accorder du crédit à des propos plusieurs fois rapportés, voire si on pousse la logique jusqu'à l'absurde, à des récits à la fiabilité pour le moins que l'on puisse dire douteuse, du même acabit que cette histoire de fantômes sur la création de l'aïkido "au sein d'une tempête de neige" dans une interview d'André Nocquet.

C'est une chose de s'appuyer sur des documents authentiques, cela en est une autre de pouvoir correctement les interpréter.

Pardonnez-moi d'exprimer maladroitement, et avec mes mots, les réflexions sans doute partielles que j'ai tirées des lectures de vos textes.

Ueshiba Morihei était sans conteste aux arts martiaux ce que Wolfgang Amadeus Mozart était à la musique classique : un génie en avance sur son temps, à la fois compositeur sublime, et interprète talentueux.

Cependant en matière d'aïkido, force est de constater que, quelque chose s'est perdu...

On possède toujours les partitions de Mozart, et à l'heure actuelle un virtuose, ou un orchestre, peuvent offrir faire résonner les vibrations de ses symphonies .

Dans le domaine de l'aïkido, tous ne jouent visiblement plus la même "musique" si j'ose m'exprimer ainsi.

Chaque interprète se croit autorisé à introduire (ou il n'a pas d'autres possibilités que d'introduire) au mieux des variations, au pire des adaptations libres.

Selon vous, de tous les enseignants qui sont censés avoir transmis l'héritage du fondateur, maître Saito Morihiro a été le plus fidèle à sa mémoire, ainsi que son élève le plus durable et assidu.

Cependant la méthode qu'il a inventée, aussi rigoureuse qu'elle soit, n'a pas été conçue (du moins à mon niveau de compréhension) pour mettre en pleine lumière cet aïkido du fondateur.

Le "gardien de l'aïkido" a néanmoins réussit un tour de force en répondant à ces deux injonctions antagonistes, si ce n'est point paradoxales.

D'un coté construire un outil permettant la transmission de l'héritage, et ainsi garantir que l'information originelle ne serait pas perdue, mais en même temps en interdire l'accès au profane, à la façon des japonais, c'est à dire en introduisant à dessein des modifications (comme l'inversion des hanches) rendant très difficile sans une information complémentaire de parvenir à progresser jusqu'au sommet du savoir (et du savoir-faire).

C'est pourquoi je vous rends volontiers hommage pour avant toute chose avoir entamé de rendre le concept d'"aïkido à 360°" intelligible. Car je ne vois pas à qui d'autres en attribuer le mérite.

Les langues, et les peuples qui les parlent, ont parait-il chacun un charisme particulier. La langue française aurait cette vertu cardinale (charnière, pivot) de rendre explicite une idée (et les idées sont des énergies ou des forces qui s'incarnent), et de permettre ainsi sa diffusion universelle. Je salue donc votre travail comme représentatif de cet esprit français.

Je suis bien incapable de retrouver la source de cette formule qui me revient sans arrêt à ce propos, mais j'en ai retenu le contenu que je dois malheureusement citer de mémoire.

Nos voisins de la "Perfide Albion" (qu'on ne peut pas soupçonner d'indulgence à l'égard de la France), disaient dès la fin du Moyen Âge que si un savoir était enseigné à la Sorbonne, il ferait probablement le tour du monde.

Qu'elle connaisse une très large diffusion, c'est bien tout le malheur que je souhaite à la" bouteille" que vous avez jeté un jour" à la mer" pour reprendre votre métaphore.

Bien cordialement.

Salut,

Kakuto Bugei,votre réflexion, raisonnement et écriture sont sans conteste de l'ordre des références.....quel auteur citer ?? tous conviennent probablement, hormis les fascistes...vous résumez très bien les fondements de l'étude ici en cause, car en effet, comme vous le suggérez , nulle par ailleurs dans le vaste monde de l'Aïkido, une telle recherche de la pensée et pratique d'O senseï est recherchée avec des expérimentations solides..... ce serait un plaisir de vous retrouver au cours d'un stage avec Philippe, le prochain, le 21 octobre à Bruxelles afin de pratiquer et de partager nos pensées.... Tchuss...

Bonjour GMD,

Bien loin de moi l'idée de contredire les lois physiques, c'est bien les seules qui soient je crois immuables. On ne peut en proposer qu'une formulation (plus ou moins bonne), mais point s'en affranchir, ou les amender comme on peut l'envisager avec les lois humaines.

Cependant je crois que nous avons tous les deux un problème de vocabulaire. Le verbe "contourner" n'est nullement approprié à l'évidence. Sur Tai no henka ,ou sur tout autre technique, je ne peux pas entrer tout droit et me télescoper avec le partenaire qui me fait face. Je me déplace donc sur son flanc "sans heurt" comme décrit dans l'édition française de Budo (p 36 2-METHODES D'ENTRAINEMENT paragraphe Irimi : "pour vous déplacez vers son flanc droit sans heurt").

Vous devez pensez que je me moque de vous. Vous me prenez à contrepied au sujet de Tai no henka, et je vous sors de derrière les fagots un paragraphe sur Irimi.

Et bien non, j'y suis bien obligé car au paragraphe suivant sur Tai no henka, on peut lire : "Entrez sur le côté de la façon décrite ci-dessus (donc au paragraphe concernant Irimi). D'ailleurs au paragraphe suivant dont le sous-titre est Irimi-tenkan je peux également lire : "entrez de la même façon que pour faire irimi". Que peut-on donc en déduire? Que le début du déplacement est toujours le même n'est-ce pas? Il s'agit dans tous les cas d'entrer.

Le terme "contourner" me semble être une mauvaise interprétation, car il suggère de toute manière que l'on fait le tour.

J'ai bien du mal à me représenter mentalement la situation que vous décrivez par ailleurs juste avant. Il faudrait que vous précisiez le type d'attaque, ou de saisie (qui est un attaque en fait), le type d'atemi que vous utilisez, et le type de technique que vous employez... Peut-être pourriez-vous proposez une vidéo ou l'on voit la situation à laquelle vous pensez.

Toujours est-il que, et c'est à mon tour de vous prendre à contre pied, je suis curieux de savoir comment vous vous y prenez pour porter un atemi alors que vous êtes saisi par définition au poignet dans la technique Tai no henka?

Pour simplifier disons que c'est au poignet droit. Vous ne pouvez évidemment pas frapper de la main droite, et si vous frappez de votre main gauche, vous ne pouvez pas faire en même temps Tai no henka, car la rotation que celui-ci éloigne votre côté gauche du partenaire qui vous saisi. Ce qui vous le conviendrez est une impossibilité ANATOMIQUE cette fois-ci. A moins que la nature vous est doté d'un troisième bras, et encore faut-il que ce soit à droite dans ce cas précis.

Vous écrivez : "je vais contourner uke pendant mon atemi et entraîner immédiatement uke après mon taino henka". J'émets la même objection que précédemment, cela induit deux temps. Je suppose alors que vous frappez du gauche, puis vous entamez votre Tai no henka. De plus vous ne sortez pas dans ce premier temps des lignes d'attaque.

J'ai bien noté que vous ne reconnaissiez pas la validité du modèle proposé par monsieur Voarino. Cependant si vous êtes libre de le penser, je suis pour ma part libre de penser le contraire, et de trouver cette explication meilleure que la votre. Je suis conscient toutefois que si tout le contenu de ce site, n'a pas suffit à vous convaincre de la validité des quatre directions, je serais bien naïf d'espérer y parvenir.

Je n'entrerai pas dans le débat entre martial, et non martial, cela me semble après quelque temps stérile. J'anticipe des réactions de la part d'intervenants tels que " Ca ne marche pas si je suis dans la boue juste qu'au genoux, contre un mur, si il y a du brouillard, si je porte des semelles de plomb etc. etc.". Et si Paris était plus petit, on le mettrait en bouteille comme on dit.

"la pénétration de l'atemi doit fragiliser la stabilité d'uke SINON c'est du vent!" Dites-vous. Je dois vous avouez que je n'ai pas d'idée arrêtée sur la question, mais qu'en revanche la notion d'un atemi préparatoire à une technique me mets mal à l'aise. Je n'ai pas poussée ma réflexion, mais intuitivement d'abord, puis en suivant les idées développées ici, je suppose que la technique d'aïkido, dans sa manifestation plus ou moins effective, ne peut pas en quelque sorte être préméditée, c'est à dire qu'elle ne peut pas relever d'une tactique du style "Je fais comme-ci, et il fait comme cela, ensuite j'engage telle technique".

Ensuite je crois que l'atémi peut manifester la technique elle-même comme dans un kokyu nage, et être décisif (ex : Au delà de la méthode 72, le coup avec la paume pouvant je le pense être considéré comme un atémi).

De plus dans le livre Budo, maître Ueshiba précise au sujet d'une technique similaire (p 47 de l'édition française) "avec la possibilité d'accompagner la projection d'un puissant coup au menton", et la Note de bas de page enfonce le clou (si j'ose dire) : "En combat réel, frappez de toutes vos forces le visage de l'adversaire." D'ailleurs dans le tome 6 de "Takemusu Aïkido" sous-titré explications techniques sur le livre Budo de Morihei Ueshiba (1938), cette même technique est bien désignée comme un kokyu nage.

Vous écrivez : " une précision le bras d'uke est entraîner des le début de la rotation mais son corps ne suivra que quand ma hanche me donnera la puissance de le faire suivre" Je suis totalement d'accord avec vous, et je précise que c'est lorsque vous avez effectué votre transfert de poids sur votre pied avancé, qu'il s'ancre au sol et que qu'il devient votre pied arrière. Il y a un parallèle intéressant dans un article sur ce site mais je ne retrouve pas où.

Pour finir, je vais tenter de répondre à cette "raison simple" que vous évoquez dans votre ultime objection, et que vous énoncez de la façon suivante : "car inenvisageable dans un contexte martial pour une simple raison le uke en dehors de votre champs de vision est ingérable!".

C'est justement là que se situe ce que je qualifierai volontiers la BEAUTÉ de ce modèle, qui habitue à concevoir l'accomplissement de l'aïkido dans les quatre directions.

Dans l'absolu, il permet de palier à une éventuelle carence dans ma perception des attaquants. Il réaliserait l'injonction de combattre seul la multitude, et de combattre la multitude comme si elle était une.

Un adversaire me fait face, très bien. Je n'ai pas besoin à la limite de craindre que mon manque de vigilance m'expose à une attaque surprise vis à vis d'un autre dans mon dos (donc en dehors de mon champ de vision), puisque ma façon d'accomplir le mouvement d'aïkido m'en préserve, et suppose déjà des attaques simultanées.

J'ai plusieurs adversaires qui m'entourent, très bien. Le mouvement d'aïkido me donnerait la possibilité de choisir un adversaire (celui qui me parait le plus approprié, ou qui enclenche une attaque, qui est dans le secteur le plus favorable). De toute façon je suis censé être habitué à tirer partie des opportunités telles qu'elles se présentent dans le cadran où je choisi d'entrer, tout en gênant les autres assaillants éventuels dans les autres autres secteurs. Je trouve cette façon de voir très intéressante (en théorie).

L'éventail des techniques me donne la possibilité de m'adapter en fonction des circonstances de l'attaque, et je pense aussi de son déroulement dans le temps. Enfin c'est ce que je crois comprendre...

De plus comme je l'ai écrit dans mon message précédent : "Qui peut le plus, peut le moins.".

En bonne logique, s'entrainer à l'aïkido à "360°" n'interdit pas de pratiquer l'aïkido à "180°. L'inverse n'est pas vrai.

Bien cordialement.

bonjour Kakuto en effet je pense que l Aikido tel que O sensei l a "offert" 60 ans l interdiction du port du Katana aprés n était qu un moyen de placer son savoir au sein d une société en évolution vers l ére contemporaine ,il est fréquent que cycliquement les sociétés adhére à des méthodes plus ou moins revolutionnaires selon ce qu ils en percoivent et en tirent comme avantages . je pense que O sensei a utilisé la transmission de son art comme moyen de transmettre autre chose qu une technique plus ou moins abstraite de techniques martiales .je pense fonciérement que son parcours l a amené à des idees et perceptions plus spirituelles telles que Philippe expose " à tatons" pour ne pas heurter et que l Aikijutsu lui a semblé etre le biais le plus cohérent en espérant que certains accédent a la partie cachée de l iceberg . car entre vous et moi l aspect fondamental de l atemi dans irimi tenkan on s en fiche . c est autre chose dans la rt que nous poursuivons cdt Srg

PS : vous discutez avec force d un mouvement que l on declenche en position statique :un atemi et pour des raisons claires :distance force et agularité lors d un mouvement spiralaire c est un peu bcp il serait plus simple de l assimiler a un bouclier secondaire de certaines zone lors de la sortie de la zone de danger principale

Bonjour messieurs,

Eric, je vous souhaite un excellent stage, ce sont toujours des moments forts qui sèment des graines dans la pratique. Vous faites un envieux... Un jour peut-être, j'en aurais moi aussi l'opportunité, et si je vous y rencontre ce sera également un plaisir d'échanger quelques idées.

Serge, ne négligez pas l'atemi, ni aucun autre des aspects de votre pratique. C'est dans les détails que l'on apprécie la perfection. Certains sont, il est vrai anodins, mais d'autres sont essentiels. Arrêtez-vous quelques instant devant, par exemple, une toile du peintre Vermeer. Que de détails qui réhaussent la beauté de l'ensemble!

La spiritualité d'O sensei n'est certainement pas désincarnée ou abstraite (coupée du reste, de la totalité), bien au contraire. Elle a une forme, notamment celle de sa technique. Nous sommes d'accord, celle-ci n'est qu'un un moyen et non un but : forger son âme, son esprit, mais aussi son corps. Car en fin de compte on a rarement vu un esprit sans corps. Et la technique est le seul outil à notre disposition pour agir sur le subtil (l'esprit) en intervenant sur ce qui peut sembler grossier (le corps). Car le bonheur de l'homme est de faire l'expérience de sa vie comme un tout, une plénitude, et non pas comme des parties séparées.

Faites confiance au fondateur, prenez son aïkido (et ses techniques) au sérieux. Il n'y a qu'en prenant les choses au sérieux (sans trop s'y prendre soit même...), et en les faisant sérieusement qu'on progresse.

Bonne pratique à tous.

Cordialement.

bonsoir KAKUTO,

Contourner a plusieurs sens mais sur TAINO HENKA je l'envisageai comme le fait de ne pas entrer en opposition directe(ou si peux!!) contourner reste dans mon vocabulaire en aïkido car il est tout a fait justifier parfois ex: sur men uchi, le tai sabaki vous emmène derrière uke. nous sommes bien d'accord sur le fait que si contact il y a, ce sera par l'atemi ( la puissance de celui ci étant un des curseurs justement de la martialité )

Passons a l'atemi, la technique que j'ai tenté de démontrer était sur la saisie de debut de la video, main droite saisie donc, il y a deux option de déplacement soit taino henka classique ( avec shiho nage ura par exemple) et auquel cas l'atemi de la main gauche s'adresse au uke imaginaire de droite.

Moi dans la situation de PHilippe et afin de rentrer la technique ude katame(ude katame parceque uke est tres proche de moi !!) je passerai a gauche via tai sabaki (je prefere dire irimi taino henka),l'atemi main gauche couvre mon passage, à la afin de ma rotation uke a pris un atemi et est en déséquilibre car tiré par ma main droite, le coup de hanche qui suis le fait venir et le place dans la position idéale pour ude katame, si uke est tres proche c'est le ude katame(ura) de la video si il est trop éloigné c'est ude katame classique(omote)mon aisselle sur son coude.

sur ce déplacement tai sabaki, en armant , il y a une tres jolie coupe sur le bras gauche d'uke a faire a la fin, la chute salvatrice est impossible donc attention.

la théorie de déplacement de Philippe pour laquelle j'ai déjà donné nombres d'arguments sans réponses souvent d'ailleurs, il apparaît sur les videos que pour etre rapide, tres tres rapide les petits pas avant le déplacement sont contradictoire, si Philippe a le temps de faire un petit pas lineaire les ukes aussi donc il faut partir en rotation directement sans préalable!! compliquée avec la position hamni classique!! qui entre nous varie (3 hamni possible a iwama en fonction du RIAI) chose aberrante aussi.

mais a partir du moment ou vous êtes au centre, si vous subissez une attaque votre déplacement ne vous sauvera pas(a cause de l'attaque hors champ) donc une seule chose est possible c'est d'attaquer et le plus rapide est au plus vite donc dans votre champ de vision , c'est une évidence.

le pré requis ou tout le monde attaque en même temps permet justement a tori de gérer l’arrière puisque le uke de derrière vous attaque au centre, facile mais si uke (arrière) vous attend patiemment !!!

il y a aussi le cas ou la situation est précaire mais pas engagée martialement, alors ok une rotation préparatoire peux vous permettre de visualiser et d'atteindre une autre zone que celle du départ mais dans ce cas aussi votre champ de vision reste de 180° donc attention.

des que vous bougerez tout le monde attaquera ou PAS, votre décision de déplacement doit prendre en compte ces deux paramètres.

vous dites " Je n'ai pas besoin à la limite de craindre que mon manque de vigilance m'expose à une attaque surprise vis à vis d'un autre dans mon dos (donc en dehors de mon champ de vision), puisque ma façon d'accomplir le mouvement d'aïkido m'en préserve, et suppose déjà des attaques simultanées"
et bien si justement, si vous ne prenez l'initiative ou si vous tentez un déplacement dans une zone difficile d’accès!!! les situations que décrit Philippe ou il subit une attaque de face sous entend qu'il serai déjà mort en situation martiale(l'attaque dorsale)

pour être encore plus direct, l’aïkido martiale ne fonctionne qu'en mode attaque au pire sur une attaque surprise le déplacement aiki est la seule solution espérons juste que vous subissez qu'une attaque dans votre champ de vision, le jour ou nous aurons un œil derrière je reverrai mes options!!

hors sujet: nombre de SENSEI parlent de sollicitation comme une règle d'or en dynamique (ce que faisait souvent OSENSEI), pensez vous vraiment qu'un attaquant voulant en découdre ira courir mains en avant en vue de vous saisir un bras ?? alors cessons de croire a tout ces gentils pré requis, et replaçons cela dans un vrai contexte, cela évitera à l’aïkido de passer pour de la danse !!

enfin vous dites "s’entraîner à l'aïkido à "360°" n'interdit pas de pratiquer l'aïkido à "180°. L'inverse n'est pas vrai." entièrement d'accord avec ça et d'ailleurs je ne fais exclusivement que du 360°( avec 8 attaquants parfois) MAIS mon postulat systématique est que c'est celui au centre qui prend l'initiative et la mort mutuelle est inenvisageable!!

cdlt

ps:merci pour vos critiques elles m'aident a avancer.

Bonsoir Gilles, si vous voulez bien je répondrai "à votre sollicitation dans votre propre texte".

En premier lieu, je tiens à rappeler que ni vous ni moi ne serions là à échanger des arguments sans le travail de maître Voarino, car nous n'aurions pas même conscience des problèmes que nous abordons sans l'éclairage qu'il y a apporté.

Le général De Gaulle disait en substance avec humour: "Des chercheurs qui cherchent, on en trouvent. Mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche." Reconnaissons avec gratitude qu'il appartient à cette rare catégorie de ceux qui font des trouvailles dont nous bénéficions.

Vous soulevez des problèmes qui dépassent de loin mes capacités, et je me bornerai à quelques remarques de bon sens (si tant est que j'en possède un peu), ou alors je vous rappellerai une de Ses trouvailles dont je ne peux aucunement m'attribuer le mérite.

bonsoir KAKUTO,

Contourner a plusieurs sens mais sur TAINO HENKA je l'envisageai comme le fait de ne pas entrer en opposition directe(ou si peux!!) contourner reste dans mon vocabulaire en aïkido car il est tout a fait justifier parfois ex: sur men uchi, le tai sabaki vous emmène derrière uke. nous sommes bien d'accord sur le fait que si contact il y a, ce sera par l'atemi ( la puissance de celui ci étant un des curseurs justement de la martialité )

Je persiste "contourner" n'est pas le bon mot. Je n'osais employer le mot irimi mais c'est faire aussi "irimi" que de faire Tai No Henka, car Tai No Henka contient "irimi-tenkan", comme rappelé dans "au delà de la méthode n°67. Je cite le commentaire de la vidéo : "Tai no henka est la toute première manifestation d’irimi-tenkan, la manifestation la plus radicale, en ce sens qu’elle est la plus proche de la racine du principe, la plus proche de l’origine non manifestée".

Il y a donc bien un partie "irimi" dans Tai No Henka.

Passons a l'atemi, la technique que j'ai tenté de démontrer était sur la saisie de debut de la video, main droite saisie donc, il y a deux option de déplacement soit taino henka classique ( avec shiho nage ura par exemple) et auquel cas l'atemi de la main gauche s'adresse au uke imaginaire de droite.

Impossible car shiho nage ura s'effectue en saisissant le bras du partenaire à deux mains (c'est une coupe de sabre). Vous pensez "sabrer" d'un revers de main gauche un adversaire à droite. Ce doit être possible puisqu'il est écrit dans Budo au paragraphe "Irimi" p 36 : "Soyez toujours prêt à frapper un autre adversaire éventuel du bras droit pour le déséquilibrer vers l'arrière.".

Ce genre d'atémi a été montré sur kote gaeshi, cependant dans le cas de figure de ude katame, la distance n'est pas la même.

De plus l'atemi est porté par la paume gauche.

On pourrait imaginer en se torturant le cerveau de placer peut-être la main sous le coude, et de projeter en un mouvement de kokyu nage. Et encore cela ne fonctionne encore pas, car je termine le dos tourné par rapport au départ de l'action.

Tout ça pour vous dire que c'est très compliqué de faire en théorie du ju kumite dans sa tête, sinon dieu va apparaître et nous dire que nous rêvons. Et dans notre cas ce serait pire, car nous serions somnambules.

Moi dans la situation de PHilippe et afin de rentrer la technique ude katame(ude katame parceque uke est tres proche de moi !!) je passerai a gauche via tai sabaki (je prefere dire irimi taino henka),l'atemi main gauche couvre mon passage, à la afin de ma rotation uke a pris un atemi et est en déséquilibre car tiré par ma main droite, le coup de hanche qui suis le fait venir et le place dans la position idéale pour ude katame, si uke est tres proche c'est le ude katame(ura) de la video si il est trop éloigné c'est ude katame classique(omote)mon aisselle sur son coude.

Je plaisanterai en vous répondant que je ne tenterai de trouver une solution à l'origine de cet atemi que sous la menace d'une arme... Toutefois si je devais à tout pris proposer une solution (qui ne serait qu'une supposition), je dirai que le moment de cet atemi est peut-être, et j'insiste sur le peut-être situé APRÈS un premier Tai No Henka; que le partenaire a été entraîné vers moi par ma première rotation (et non pas parce que je m'approche de lui), que pour une raison que j'ignore, son bras n'est plus tendu, et que je dois de ce fait renoncer à mon intention, et poursuivre ma rotation.... (Il y a quatre points comme dans le texte d'introduction qui s'affiche à l'écran au début des films "Star Wars" car j'ai conscience de m'être laisser entrainé en pure science fiction).

sur ce déplacement tai sabaki, en armant , il y a une tres jolie coupe sur le bras gauche d'uke a faire a la fin, la chute salvatrice est impossible donc attention. la théorie de déplacement de Philippe pour laquelle j'ai déjà donné nombres d'arguments sans réponses souvent d'ailleurs, il apparaît sur les videos que pour etre rapide, tres tres rapide les petits pas avant le déplacement sont contradictoire, si Philippe a le temps de faire un petit pas lineaire les ukes aussi donc il faut partir en rotation directement sans préalable!! compliquée avec la position hamni classique!! qui entre nous varie (3 hamni possible a iwama en fonction du RIAI) chose aberrante aussi.

Je ne me hasarderais pas à vous répondre sur ce sujet qui m'est étranger (les querelles Iwama). Je vous renvoie aux articles, et aux commentaires de ce site.

mais a partir du moment ou vous êtes au centre, si vous subissez une attaque votre déplacement ne vous sauvera pas(a cause de l'attaque hors champ) donc une seule chose est possible c'est d'attaquer et le plus rapide est au plus vite donc dans votre champ de vision , c'est une évidence.

Durant Tai No Henka, j'effectue une rotation à 180°. Si je tiens compte de la totalité de mon angle de vision ( en y incluant le regard périphérique, celui situé sur le côté), j'ai acquis par ma rotation une vision panoramique de la situation. Le regard périphérique est très important, c'est celui qui nous prévient en cas de danger arrivant sur les côtés, comme dans la conduite automobile. Il est en relation avec le "cerveau reptilien", la partie du cerveau la plus rapide, qui gère la survie.

le pré requis ou tout le monde attaque en même temps permet justement a tori de gérer l’arrière puisque le uke de derrière vous attaque au centre, facile mais si uke (arrière) vous attend patiemment !!!

Où est le problème puisque étant entré dans le quart de cercle avant droit, je me suis mis hors de portée de lui? Il peut continuer à attendre patiemment, ou me porter une seconde attaque, mais plus la même.

Dans une confrontation sérieuse, avec un expert confirmé (imaginez par exemple Tadashi Abe dans un de ses mauvais jours.), cet adversaire qui attend pourrait tout aussi bien décider de prendre la poudre d'escampette afin de ne pas subir le même sort que ses camarades...

il y a aussi le cas ou la situation est précaire mais pas engagée martialement, alors ok une rotation préparatoire peux vous permettre de visualiser et d'atteindre une autre zone que celle du départ mais dans ce cas aussi votre champ de vision reste de 180° donc attention.

Même réponse que précédemment, le champ visuel n'est pas un point fixe mais il couvre un large spectre. Dans les arts martiaux, on parle du "regard de montagne lointaine".

des que vous bougerez tout le monde attaquera ou PAS, votre décision de déplacement doit prendre en compte ces deux paramètres. vous dites " Je n'ai pas besoin à la limite de craindre que mon manque de vigilance m'expose à une attaque surprise vis à vis d'un autre dans mon dos (donc en dehors de mon champ de vision), puisque ma façon d'accomplir le mouvement d'aïkido m'en préserve, et suppose déjà des attaques simultanées" et bien si justement, si vous ne prenez l'initiative ou si vous tentez un déplacement dans une zone difficile d’accès!!! les situations que décrit Philippe ou il subit une attaque de face sous entend qu'il serai déjà mort en situation martiale(l'attaque dorsale)

Pourquoi voulez-vous que je choisisse justement cette zone difficile d'accès? Je serais bien inspiré d'en choisir une autre plus facile justement.

)pour être encore plus direct, l’aïkido martiale ne fonctionne qu'en mode attaque au pire sur une attaque surprise le déplacement aiki est la seule solution espérons juste que vous subissez qu'une attaque dans votre champ de vision, le jour ou nous aurons un œil derrière je reverrai mes options!!

Vous trouverez des éléments de réponse dans Budo au chapitre de l'entrainement aux techniques arrières. Ce n'est sans doute pas pour rien que ce sont des techniques avancées que l'on réserve aux pratiquants aguerris. Et ce n'est sans doute pas non plus un hasard si dans la planification du livre du fondateur, elles clôturent la partie intitulée ESSENCE DE LA TECHNIQUE.

hors sujet: nombre de SENSEI parlent de sollicitation comme une règle d'or en dynamique (ce que faisait souvent OSENSEI), pensez vous vraiment qu'un attaquant voulant en découdre ira courir mains en avant en vue de vous saisir un bras (1) ?? alors cessons de croire a tout ces gentils pré requis, et replaçons cela dans un vrai contexte (2), cela évitera à l’aïkido de passer pour de la danse !!

(1) Dans le cadre de la méthode, les saisies découlent d'une attaque fondamentale le shomen.

Je peux par conséquent être saisi après m'être protégé d'un coup (et l'adversaire est libre de me le porter en courant). Et devoir me protéger d'une seconde attaque (atemi, projection, immobilisation).

Je peux me retrouver saisi également après qu'une de mes attaques a commencée à être contrée. Il me faut alors reprendre sans attendre l'initiative, sur l'initiative de l'initiative de mon adversaire, cela doit correspondre à une contre technique. Par exemple quand je travaille sur une saisie de type kyaku hamni katate dori, je m'apprête aussi à échapper à quelqu'un qui pourrait me faire irmi nage etc.

Ces vidéos mettent en évidence certains des principes de l'aïkido qui sans cela serait restés totalement obscurs à nos yeux. Pour ma part j'ai l'impression de commencer à entrevoir à peine des ombres.

(2) Me prêter à l'exercice de répondre à vos commentaires, m'a néanmoins permis de percevoir certaines limites à ce support (les vidéos) et encore davantage dans le cas du tai jutsu. Toutes choses étant égales par ailleurs, seuls les kumi tachi et les kumi jo sont des enchainements de techniques conçus pour représenter un exercice avec plusieurs attaquants (Et nous le savons que grâce à l'auteur de ce site.). Ils ont été inventés par O sensei, en l'espace de plus de 20 ans de travail acharné, et ont été ensuite formalisés de manière linéaire par sensei Saito, de manière à ce qu'ils puissent être transmis. Et devant nos yeux ébahis, maître Voarino est en train d'en "déplier" certains passages. Merci à lui.

Pour résumer, ce sont certes des exercices très élaborés, mais cela restent des exercices tout de même. Ils ne sont pas du randori, et moins encore du combat réel.

enfin vous dites "s’entraîner à l'aïkido à "360°" n'interdit pas de pratiquer l'aïkido à "180°. L'inverse n'est pas vrai." entièrement d'accord avec ça et d'ailleurs je ne fais exclusivement que du 360°( avec 8 attaquants parfois) (1) MAIS mon postulat systématique est que c'est celui au centre qui prend l'initiative (2) et la mort mutuelle est inenvisageable (3)!!

(1) Vous êtes bien le seul à le faire exclusivement. O sensei, pour sa part répliqua à des étudiants qui s'émerveillaient de son niveau après une démonstration impressionnante, que ses capacités étaient le résultat de 60 ans de travail kotai.

Je permettrai également une remarque pour conclure à propos de cette vidéo. Nous ne sommes évidement pas dans le cadre d'un contexte dynamique contre quatre attaquants (Et je vous avouerez que je n'y avez pas pensé avant), pour la raison qu'elle se termine par une immobilisation au sol où qui plus est tori descend à genou.

Je m'étonne que vous me m'en ayez pas vous aussi fais la remarque puisque vous pratiquez exclusivement de l'aikido à 360°...

Quelques commentaires plus haut vous écriviez par ailleurs : " l'idée des huit direction est une erreur pour moi, la réalité c'est 180° car il ne faut pas confondre possibilité de déplacement en situation martiale ou non martial".

Je suis conduis à supposer que vous avez eu une sorte de satori récemment, ou bien que l'aïkido vous a été appris en dormant par O sensei comme maître André Nocquet en a évoqué la possibilité, vous amenant à réviser de fond en comble, et de manière expresse votre pratique.

Ou bien je dois en arriver à la conclusion que vous vous comportez comme un troll, auquel cas il s'agit d'appliquer la sentence "Don't feed the troll", et cessez de perdre du temps en répondant à vos commentaires.

(2) Ce n'est pas obligatoire. (cf Budo p 46 "6. Quand votre adversaire frappe d'abord en shomen...").

(3) C'est bien à cela que sert irimi à la base, du moins c'est ce que je crois comprendre.

cdlt (Petite boutade au passage, je me demande bien ce qu'on peut faire du temps gagné lorsque l'on écrit cdlt au lieu de cordialement.)

ps:merci pour vos critiques elles m'aident a avancer.

P.S. : L'expression "La critique est aisée, mais l'art difficile" nous rappelle qu'il faut rendre davantage hommage aux artistes qu'aux critiques, si avisé qu'il soient, ou qu'ils pensent être (Je parle pour moi.).

Bien cordialement.

bonjour katori, no comment!!

agréable pratique a vous

cdlt!!

Bonsoir Gilles,

Je vous présente mes excuses. Je suis allé trop loin dans mes propos précédents.

Cordialement.

bonjour KAKUTO, mes respects. la passion nous anime et nous fait dépasser souvent nos pensées .

cordialement (j'ai pris le temps!!)

J'espère qu'elle était jolie. Les uke devait si c'était le cas se bousculer...

J'espère qu'elle était jolie. Les uke devaient, si c'était le cas, se bousculer...

Bonjour Kakuto.

La passion n'est pas toujours jolie, mais ce qui est pire c'est qu'elle a souvent d'autres chats à fouetter.

Philippe Voarino

Bonsoir maître Voarino,

J’ai été mal compris, ma remarque était en fait un clin d’œil humoristique à une phrase publiée dans un commentaire situé bien plus haut au sujet des atemi. (Celle-ci en fait : « une necdocte "rigolote" au sujet des atemis , une enseigante "donnait" une bise comme atemi au uké qui attaquait afin de demonter la capacité d'une action a "deranger" le mental de l'attaquant - sur ce bonne pratique . salutations . »).

J’avais cru pouvoir insérer cette boutade à la suite immédiate de ce commentaire en cliquant sur « répondre » situé juste en dessous. Mais visiblement il n’est pas possible d’intercaler un commentaire qui finit immanquablement publié en dernier.

Néanmoins je me rends également compte, avec le recul, de l’incongruité de ce genre de clin d’œil, qui n’a, il est vrai, rien à faire sur un forum technique. Et je m’abstiendrais donc désormais de tomber dans cette facilité.

Sincères salutations

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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