Nikyo / kote gaeshi (NIKAJO)

Nikyo
Départ gyaku hanmi katate dori.


Kote gaeshi
Départ gyaku hanmi katate dori.


Nikyo : la spirale part de la droite vers la gauche.


Kote gaeshi : la spirale part de la gauche vers la droite.

Dans les deux cas vous devez sortir de la ligne d'attaque vers votre gauche.


Nikyo : votre main droite tient la main droite d'uke en pronation, votre main gauche saisit son poignet.


Kote gaeshi : votre main droite tient la main droite d'uke en supination, votre main gauche coupe le dos de la main d'uke.


Nikyo : uke est déséquilibré vers l'avant.


Kote gaeshi : uke est déséquilibré vers l'arrière.


Kote gaeshi : vous devez avoir le sentiment de couper.


Nikyo : votre poitrine, vos mains, la main d'uke et son avant bras doivent faire un. La saisie des mains telle qu'elle est démontrée ici est la forme de base.

Nikyo : lâchez votre main gauche et poussez avec votre tegatana sous le coude droit d'uke. Maintenez la pression sur le dos de sa main avec votre poitrine.


Kote gaeshi : lâchez votre main gauche pour saisir le coude droit d'uke.


Photo inversée. O Sensei 1938


Nikyo : coupez avec votre tegatana gauche dans la direction de son déséquilibre avant.


Kote gaeshi : saisissez le coude droit d'uke sans modifier votre saisie de la base de son pouce droit.


Nikyo : descendez votre genou gauche à terre mais pas encore votre genoux droit à ce stade.


Kote gaeshi : les mains sont dans le même sens (comme vous tenez votre jo en choku tsuki).


Nikyo : descendez maintenant le genou droit.


Kote gaeshi : posez votre main droite sur votre cuisse droite.


Nikyo : inversez la position des bras pour l'immobilisation et saisissez votre propre gi.


Kote gaeshi : poussez le coude d'uke vers le sol en mettant le poids de votre corps dans cette action.

Commentaires

bonjour,
j aimerais savoir, tout comme ces techniques sont de la famille nikajo, pourriez vous nous donner une liste des techniques et de leur famille respective ?
merci d avance

Bonjour

Ikkajo :
- ikkyo
- shiho nage
- ude kime nage
- hiji kime osae
- ude garami
- ikkyo nage (cf phot du noma dojo)
- et toutes les techniques qui utilise le controle du coude

Nikkajo :
- nikkyo
- kote gaeshi
- tous les henka de nikkyo
- et toutes les techniques qui sollicitent l’articulation du poignet

Sankajo :
- sankyo
- kaiten nage
- koshi nage avec le controle de sankyo
- cf article techniques oubliee 2 et 3
- et toutes celles qui sollicitent l’epaule

Yonkajo :
- yonkyo
- koshi nage avec le controle de yonkyo
- technique sur la jambe (genou/cheville)
- et toutes les techniques qui ont recours à des points "douloureux"

Gokajo :
- irimi nage
- tenchi nage
- gokyo

Voilà j’ai essaye tant bien que mal de donner une liste de technique, mais je repeterai juste ce que l’on m’a dit plusieurs fois, c’est la volonte de tout vouloir nommer ou ranger dans des tiroirs qui a fait que beaucoup de choses en aikido furent perdus, et c’est à cause de tout cette decoupe que beaucoup ne sont plus capable de voir l’unite qui se trouve derriere toutes ces techniques.

Amicalement

Bonjour Alex. Matthieu a répondu à la question. A ce qu’il a écrit j’ajouterai simplement un commentaire sur l’origine de cette classification.

S’il est vrai que les techniques d’Aikido sont en nombre indéfini, comment les retenir ? Voilà le problème qui s’est posé aux premiers élèves d’O Sensei. Nous devons beaucoup à Madame Takako Kunigoshi, qui prit en 1933, à la fin des entraînements, des centaines de croquis afin de faciliter la mémorisation des mouvements. O Sensei trouva un intérêt à ce travail, y participa et cela déboucha sur le livre Budo Renshu (1934), qui n’était donné à l’époque qu’aux pratiquants. Ces dessins sont une réponse intéressante au problème de la mémoire parce que cette réponse est visuelle. La classification Ikkajo, nikajo... en est une autre. Elle est établie sur des principes de complémentarité entre les techniques. C’est sa force dans le sens qu’elle ouvre l’esprit aux grandes lois qui permettent de se repérer dans le dédale de l’Aikido. Mais c’est en même temps sa limite dans la mesure où elle ne permet pas d’attacher un nom sur chaque technique. C’est pourquoi nous l’avons abandonnée. Nous avons créé des catalogues de noms en pensant que la connaissance de la diversité des choses consistait à s’attacher à la considération du détail de chaque forme. La connaissance du détail est importante certes, mais seulement dans la mesure où elle est une émanation d’un principe central dans lequel chaque forme a son origine. Cela nous l’avons perdu de vue en nous concentrant sur la pluralité des techniques ( les examens tels qu’ils sont conçus aujourd’hui focalisent l’attention du candidat sur la connaissance du catalogue). Il est salutaire de ne pas oublier que l’Aikido propose au contraire de découvrir l’unité cachée sous l’apparente diversité du monde. Nommer les choses n’est certainement pas anodin et peut, si nous n’y prenons garde, nous éloigner de la connaissance alors même que nous pensons ainsi nous en rapprocher.

Philippe Voarino

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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