Attaque men : rôle de la hanche arrière

Que l’attaque soit shomen ou qu’elle soit yokomen ne change rien au fait qu’uke doive la lancer à partir de sa hanche arrière afin d’obtenir la puissance nécessaire. C’est la réalité de l’attaque, son prototype étant le deuxième suburi de ken.

Il est également possible d’obtenir une grande puissance à partir de la hanche avant, mais pas dans la même circonstance. La puissance de la hanche avant est obtenue par la rotation irimi-tenkan "sur place" qui transforme instantanément la hanche avant en hanche arrière. Toutefois, cette rotation irimi-tenkan qui "entre" dans l’attaque de l’adversaire a besoin précisément de cette attaque pour se manifester, sans quoi elle ne peut pas apparaître. Il n’est pas possible d’initier une attaque en irimi-tenkan à partir de rien.

Mais au-delà du besoin de puissance, il y a une raison bien plus fondamentale encore à ce qu’uke attaque à partir de la hanche arrière, c’est qu’il a besoin de franchir la distance qui le sépare de tori. Sans le pas en avant de la jambe arrière, l’adversaire demeure hors de portée. Voilà pourquoi les sept suburi de ken de l’Aikido attaquent à partir de la hanche arrière. Je sais qu’on va m’objecter le premier suburi, mais j’ai déjà longuement expliqué que ce premier suburi n’a de sens que dans la mesure où il figure le premier temps du second suburi.

Quand l’attaque des deux adversaires, chacun à partir de sa hanche arrière, est simultanée, le point de rencontre des corps peut avoir deux configurations seulement : ai hanmi ou gyaku hanmi, selon que les deux adversaires débutent leur mouvement en ai hanmi ou le débutent en gyaku hanmi. Il n’y a pas d’autre possibilité. Quand le point de rencontre est en ai hanmi, la technique ikkyo omote devient possible (c’est pourquoi la méthode situe artificiellement le départ d’ikkyo omote en kotai au contact arrêté ai hanmi des deux bras). Quand le point de rencontre des bras est en gyaku hanmi, la technique irimi nage devient possible (c’est pourquoi la méthode oblige tori à attendre artificiellement arrêté en gyaku hanmi l’attaque shomen ou yokomen d’uke). D’une manière générale, le point de départ d’un mouvement de base dans le cadre de la méthode n’est qu’un moment figé artificiellement, pour des raisons pédagogiques, d’un processus global qui commence plus tôt.

Philippe Voarino, juillet 2018.

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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