Au-delà de la méthode #45

Dossier détaillé sur le kumitachi n°5

# 5 : attention à ne pas modifier le modèle proposé par la méthode

Le kumitachi n°5, tel qu’il est donné à l’étude dans la méthode d’enseignement, n’a pas été construit ainsi par hasard. Il y a des raisons pour qu’il soit ce qu’il est. Passer de l’exercice d’apprentissage à la réalité du mouvement ne signifie pas qu’il faille pour cela modifier quoi que ce soit au modèle proposé.

C’est tout le contraire : il faut, dans la réalité martiale circulaire du mouvement, respecter scrupuleusement chaque figure imposée par l’exercice pédagogique linéaire. Si on change la base, on perd le fil et la compréhension du mouvement réel. Il faut se contenter d’appliquer en rotation dans un cercle ce que la méthode propose d’étudier sur une ligne exclusivement.

Pour donner un exemple vidéo à l’appui, la toute première frappe de l’adversaire de gauche avec le pommeau du sabre est un uppercut lié de manière naturelle (ou biomécanique si l’on veut) à la montée du sabre pour l’exécution du yokomen. Si l’on transforme ce mouvement naturel d’uppercut inclus ou inscrit dans le yokomen, en un tsuki linéaire en translation, on quitte le fil directeur de la méthode, on introduit un mouvement qui n’existe pas dans le kumitachi-suburi, et au lieu d’un seul yokomen au sein duquel coexistent une frappe avec le pommeau et une coupe avec la lame, on a désormais deux mouvements distincts, un tsuki et un yokomen. On ne peut plus comprendre.

Il faut absolument coller au modèle proposé par la méthode, ne jamais oublier que maître Saito avait la connaissance du mouvement martial réel en rotation, et qu’en partant du mouvement spiralé pour mettre au point sa pédagogie linéaire, il a scrupuleusement conservé le mouvement authentique, se contentant de le réduire du cercle à la ligne.

C’est précisément parce qu’il n’a rien modifié de ces mouvements qu’il nous est possible aujourd’hui de faire le chemin inverse du sien, et de revenir de la méthode à la réalité du mouvement, c’est à dire à l’Aikido. C’est ce qu’il souhaitait, c’est le but de sa méthode, et c’est le sens de sa vie consacrée à l’Aikido.

Philippe Voarino, août 2016.

Reprise: 

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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