La Géorgie, Terre des loups, est un petit pays. La nature l’a entouré de montagnes formidables au nord et au sud, et de deux mers, une à l’est et l’autre à l’ouest. Les hommes qui vivent dans cette plaine, trait d’union entre l’Europe et l’Asie, ne sont pas nombreux, mais leur cœur est plein d’une force gagnée au rythme des migrations millénaires. Une culture, dont l'origine est antérieure aux Scythes, et une langue à nulle autre pareille, les ont unifiés.
Les pratiquants d’Aikido de ce pays sont peu nombreux, comme les géorgiens eux-mêmes, mais leur Aikido est authentique, comme la foi de ce peuple est authentique. Connaissance et quantité ne vont pas ensemble : le savoir traditionnel de l’Aikido ne peut être conservé et transmis que par peu d’individus, membres de petits groupes libres de toute obédience. C'est de la même manière que le mystère de la religion est gardé, bien loin des grand-messes, au sein de monastères cachés dans les montagnes du Caucase :


J’ai une grande confiance en mes amis géorgiens, je sais que la connaissance difficile que j’essaie de transmettre, et qui touche à la dimension sacrée de l'Aikido, est en bonnes mains avec eux. Je suis heureux de les revoir à Tbilissi pour ce séminaire d’Aikido, et de retrouver ce pays magnifique et si particulier, après trop d’années passées sans y être retourné.

