Les états multiples de l’être sont hiérarchisés selon l’axe vertical qui les traverse tous en leur centre. Et la descente de la paix dans le cœur s’effectue suivant cet axe vertical : c’est la manifestation de l’Activité du Ciel. 

Chaque élément de l’Univers est analogue à tous les autres, et quand le pratiquant d’Aikido met en œuvre l’énergie selon l’axe vertical, il se comporte à sa toute petite échelle comme se comporte l’Univers.

Ainsi l’Aikido, parce qu’il oblige tori à produire les techniques à partir de l’axe vertical, agit pour l’homme comme un révélateur de l’un des aspects de l’archétype universel.

Le morote dori qui illustre cette vidéo est un exemple de cela :

Toute technique d’Aikido, au-delà de sa valeur martiale, doit être comprise comme le symbole d’une réalité transcendante. La pratique de l’Aikido est un rituel qui permet à l’homme de reproduire, dans le microcosme que constitue son mouvement, le mouvement du macrocosme, le mouvement de l’Univers. C’est Kagura Maï, la danse sacrée dont parlait O Sensei.

Le centre de la croix sur laquelle évoluent les pieds du pratiquant d’Aikido est le pivot de la norme, le pôle, le point où se concilient et se résolvent toutes les oppositions, c’est le Centre du Monde. Le Centre du Monde n’est pas dans un lieu géographique donné, il est partout où l’équilibre est atteint, et à tout moment. La tradition orientale l’appelle Invariable Milieu, Aristote le Moteur Immobile, l’ésotérisme islamique Es-Sakînah, la Station Divine, pour les bouddhistes c’est le Nirvãna, et pour les chrétiens c’est le Royaume, le Règne de Dieu qui, comme chacun le sait, n’est pas en dehors de nous.

L’Aikido n’est pas un sport.